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Une des Paroles de l'Église Invisible
Articles récents

Sur le conflit en Terre-Sainte

8 Octobre 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #interreligieux, #dogmes, #foi, #philosophie, #prédestination, #éthique, #œuvres

   Ce Shabbat du 7 octobre 2023 a été marqué par une attaque du Hamas contre Israël. On remarquera d'abord que dans le conflit israélo-palestinien jamais rien, ni côté Palestine ni même côté Israël, n'a jamais été obtenu par la violence. Yasser Arafat a obtenu ce qu'il désirait, du moins un large début à ce qu'il voulait, lorsqu'il s'est arrêté de perpétrer des actes de guerres. Idem pour Yitzhak Rabbin côté israélien.

   D'où ma question: «Gaza méritait-elle son statut d'indépendance acquis par la Paix et la volonté pacifique de Ariel Sharon si c'était pour dès cela fait obéir aux ordres meurtriers du Hamas?», et, autre question: «le Hamas est-il un mouvement musulman, c'est-à-dire respectant le Coran?»...

   En effet dès la Sourate V ("La Table Servie (Al-Ma'Ida)") au verset 8 on peut lire ceci: «[...] Que la haine éprouvée pour un Peuple ne vous pousse pas à commettre des injustices à son égard. [...]». Putain, comment le savons-nous? La question est plutôt comment ne le savent-ils pas? C'est que les religions sont instrumentalisées à des fin de contrôles (politiques et commerciaux, légaux et illégaux) et que donc on ne s'intéresse pas à propager les Textes dans leur Entier mais seulement à y soutirer des Extraits qui justifient les Chefs qui veulent contrôler les autres.

   Mais il est vrai que dès les débuts du Monothéisme, la Religion est devenue instrument de Contrôle et non plus matière à Philosopher. Le Prophète Muhammad lui-même qualifie cette dernière attitude de «ceux qui font de la religion un jeu».

   De telle sorte que si l'on trouve à l'ULB (Université Libre de Bruxelles) des professeurs qui déclarent d'emblée que «Jésus n'a pas existé» (alors qu'il y a des traces littéraires et historiques de son passage sur Terre par des chroniqueurs tels Flavius, hors Bible, ou Luc, dans la Bible, ce dernier étant avant tout un chroniqueur historique de son époque qui se convertira au christianisme), mais ne se posent pas la question essentielle de savoir si Moïse a réellement existé, lui dont on ne trouve nulle trace dans aucunes civilisations voisines et dont même les Rabbins libéraux remettent en cause l'existence.

   De fait la première trace dans une civilisation voisine d'un personnage de la Bible Hébraïque est celle du Roi Jéroboam; un peu avant David donc.

   C'est dire si l'établissement de la Terre d'Israël en tant que territoire d'un "Peuple Élu" est éminemment un usage politique de la religion. La chose à retenir du Judaïsme étant que «la Sion véritable est la Sion Céleste; la Cité de Dieu»! Et évidemment il y aura beaucoup de gens d'apparence, de culture, de langue, d'époque et de religion différentes dans la Sion Céleste. D'où l'utilité de la Sion Terrestre, Israël ou la Judée, pour nous apprendre à partager un espace commun entre gens différents. Si déjà nous ne savons pas le faire ici, qu'en sera-t-il dans l'autre Monde?

   Enfin, je tiens à noter que «la Palestine est un nom latin d'un territoire occupé Romain et non un nom arabe». C'était important je crois à rappeler.

   Maintenant que j'ai signalé le plus important à mes yeux, j'espère que nous apprendrons à relativiser sur l'importance supposée de ce conflit: ce conflit est très important pour ceux qui cherchent à détenir une position de Chefs d'État (Palestinien ou Israélien), mais est très nocif pour tous ceux qui considèrent ce pays comme une Terre Sainte!

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L'Islam suite logique de l'Arianisme et donc continuation du christianisme?

7 Octobre 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #interreligieux, #foi, #dogmes, #hérésies, #salut, #œuvres, #éthique

   J'ai eu l'occasion de tomber sur une vidéo YouTube assez sidérante qui qualifiait l'arianisme de mouvement annonçant l'islam. Euh, excusez-moi, mais ceux qui lient arianisme et islam soit ont lu le Coran mais pas la Bible (les Évangiles à tout le moins), soit ont lu la Bible mais pas le Coran. Car c'est un non-sens absolu.

   Arius s'oppose non pas au Christianisme Primitif, dont la doctrine est confessée par la Profession de Foi d'Antioche (le Credo Symbole des Apôtres encore récité de nos jours) qui date de l'an 250 environ; mais s'oppose au Concile de Nicée-Constantinople, et au Credo du même nom, dirigé par le premier "Pape" à proprement parler de l'Église (Ecclésia, Communauté ou Assemblée des chrétiens): Constantin Ier.

   C'est-à-dire que Arius reconnaît que Jésus, le Messie, comme prophétisé entre 800 et 500 ans (8 à 5 siècles) avant la naissance de celui-ci notamment par Ésaïe (Isaïe), à souffert et a été crucifié sous Ponce Pilate. Ce que nie farouchement le Coran qui va même jusqu'à déclarer que «ils ont cru le tuer mais ils avaient à faire avec son sosie».

   Mais il est vrai que sur les notions de Trinité, Arius et l'Islam se rejoignent, mais l'Islam sans les argumentations d'Arius. C'est important à noter car Arius reconnaît tout de même l'unique baptême chrétien effectué, à la demande expresse de Jésus-Christ lui-même, «au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit». Marquant un double mouvement: d'une part le lien entre les trois et d'autre part la distinction à faire entre les trois.

   Là où le Coran rejette d'un bloc, Arius tempère et ne se pose pas dans une attitude binaire typique d'Aristote, mais dans un "degrés de lumières différentes".

   Certes, si je reconnais que le Coran complète le christianisme, il ne le continue néanmoins pas du tout et au contraire constitue une morale religieuse qui en revient aux fondamentaux du judaïsme; comme si le Christ n'avait jamais vécu!

   Car citer des éléments de vie de Jésus, c'est bien, mais heureusement les Évangiles ne sont pas que cela; ils sont aussi l'enseignement messianique de Jésus!

   Parmi les grandes différences, on peut noter la Notion du Pardon Divin et ce qu'il implique pour moi vis-à-vis des autres. On pourra le lire dans la Sourate "La Lumière", le Pardon de Dieu envers ses créatures est, tout comme dans le christianisme, immense, infini, sans mesure, presque folie. N'était Dieu nous serions tous comptés parmi les injustes! C'est ce qu'affirment à la fois Jésus et Muhammad.

   Mais pour le musulman cela n'implique rien d'autre que de recevoir ce pardon et d'être fier d'en être ainsi justifié. Alors que dans le christianisme, puisque j'ai reçu un aussi grand pardon de la part de Dieu, je dois moi aussi pardonner les autres; avoir pitié d'eux. Ce que nie le Coran dans la même Sourate, dès son premier verset, à propos des femmes infidèles qu'il faut lapider sans que la pitié nous prenne.

   Un enseignement à des années-lumières du Messie Jésus, qui face à la femme adultère dans la synagogue dit: «que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. À ces mots tous s'en allèrent, à commencer par les plus vieux»!

   Je dirais il ne faut pas avoir peur de se sentir minoritaire au sein de sa propre religion au point d'en adopter une autre! D'autant que sur ce qui est de Jésus=Dieu, je l'ai déjà dit, 60% des catholiques français participant à l'eucharistie n'y croient pas mais la structure très hiérarchique de l'Église-Institution fait qu'ils sont inaudibles...

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Des Vérités partagées

7 Septembre 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #interreligieux, #œcuménisme, #œcuménique, #foi, #philosophie, #salut

   Sur une vidéo à propos de la lecture utile du Coran pour un chrétien surtout Protestant donc pratiquant le Libre Examen (dans "Libre Examen" il y a certes "Libre" mais il y a aussi "Examen" et un examen implique la lecture du texte pour forger son idée) quelqu'un a laissé ce commentaire:

   «Oui mais si les enseignement de Mohammed et de Jésus sont différents laquelle vas tu suivre ?L'homme ne peut pas suivre deux maîtres  ou il aimeras l' un et haïra l'autre . Autrement merci de parlé de religion  et de spiritualité    et de Dieu  .»

   Je dirais ne nous voulons pas plus catholiques que le Pape. J'ai déjà parlé ici du Congrès d'Assise de 1986 où le Pape Jean-Paul II déclarait je cite «il y a des vérités dans chaque religion»; sachant par ailleurs qu'il ne parlait pas que des religions abrahamiques mais aussi des animistes et amérindiens, de l’hindouisme et du bouddhisme (jugés comme "associateurs" par l'Islam).

   C'est-à-dire que bien que chrétien rien ne m'empêche de reconnaître qu'il y a des choses intéressantes à prendre et apprendre des autres religions. Ainsi je tire des enseignements sûrs du Saktisme ou Çaktisme (à ne pas confondre avec Shaktisme, culte de la déesse Kali), du Rastafarisme, du Taoïsme (qui n'est pas une religion mais une philosophie basée sur un fond religieux bouddhiste) et donc de l'Islam.

   Comme l'écrit Paul dans une de ses Épîtres: «respectez les prophètes» (et il parle de ceux de hier comme de ceux à venir). Ainsi l'enseignement de Moïse est juste bien que les Lois qu'il reçoit de Dieu sont différentes des Lois imposées par Jésus. Pourtant je ne saurais comprendre l'enseignement de Jésus sans celui de Moïse!

   Dans cette phrase sur «quel Maître suivre» qui se trouve dans les Évangiles il n'est pas question que le Maître soit un Prophète ou le Messie (Moïse ou Jésus, Jésus ou Muhammad) mais bien le Dieu Unique, Créateur de l'Univers Visible et Invisible, mis en opposition à Mammon, le dieu de l'argent et des richesses matérielles d'ici-bas.

   Par ailleurs Muhammad récite la Révélation suivante dès la seconde Sourate ("La Vache") au verset 62: «Car ceux qui ont cru, ceux qui sont revenus vers le judaïsme, les chrétiens, les sabéens, tout être ayant cru en Dieu et au Jour Dernier et qui font le bien, tous auront une récompense auprès de Dieu. Pas de raison pour eux d'éprouver de la crainte ou de la tristesse.»!

   Je crois que c'est clair: ce verset implique si je l'applique que la Conversion n'est pas le but ultime du message coranique. Du moins la conversion au corpus entier du Coran, tout ce qui nous est demandé étant d'être «soumis (musulmans) au Dieu Unique et de ne rien lui associer».

   Mais je comprends que beaucoup de fidèles chrétiens de par le fait même de ne pas connaître la Bible aient peurs d'aborder la lecture du Coran.

   En fait Dieu révèle à chaque Peuple et à chaque époque ce qu'il faut aux Civilisations de cet endroit et de ce moment. Comme l'indique la Sourate V ("La Table Servie") au verset 48: «[...] À chacun, Nous avons octroyé une législation et un plan à suivre. Car, si Allah l'avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. [...]».

   Et ferais-je la somme de tous les textes religieux que je ne connaîtrais pas pour autant tout ce que Dieu connaît...

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L'Islam peut-il être considéré comme une continuation du Christianisme?

1 Septembre 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #interreligieux, #foi

   Plus d'explications sur mes rapports avec l'Islam après la fenêtre vidéo. Ainsi qu'une conclusion sur différence entre "compléter" et "continuer".

   L'Islam aime de plus en plus à se présenter comme une espèce de "réforme" primitive (avant le protestantisme donc) du christianisme, sa continuation. Mais quelles sont les différences fondamentales entre le message libérateur du Messie, du christianisme donc, et la religion musulmane? De même par cette réflexion on trouve plus de points communs entre religion chrétienne et religion Rastafari...

   Alors cela dit, ce n'est pas parce que je suis conscient des différences énormes entre message coranique et message biblique que je rejette la religion musulmane. Partant du principe que c'est parce que je sais que l'autre est différent de moi que je m'intéresse à lui, au contraire je poursuis la démarche de Thomas d'Aquin qui est de m'intéresser à une lecture et une écoute à la fois d'une part du Coran et d'autre part des cultures arabes et perses (car arabe ou perse ne signifie pas musulman, notons-le bien).

   Ainsi, oui, il m'arrive de lire le Coran et cela m'apporte des choses et une vision des choses qui manquent au christianisme (not. la Sourate "Les Djinns"), tout comme je lis assez souvent le Tao Te King de Lao-tseu en ce moment (livre de philosophie basée sur la religion bouddhiste, mais non livre religieux en soi).

   Ainsi il m'arrive (moins maintenant mais assez souvent avant ces vacances d'été 2023) d'écouter la radio AraBel; tant les titres en français que ceux en langue "orientale" (comme ils disent eux-mêmes).

   Ainsi il m'arrive de suivre l'émission "Islam" sur France 2 le dimanche matin.

   S'il m'arrive de faire tout cela c'est parce que même si je sais l'autre différent, pour moi la différence ne représente pas un problème mais une richesse. Comme déjà dit ici je crois, mon idéal n'est certainement pas l'uniformisation par une espèce de mélange syncrétique mondial... ni par l'élimination des uns par les autres!

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Compléter mais non continuer:

   On peut dire que le Coran complète le christianisme. D'abord dans sa Mission. En effet, les chrétiens installés dans cette partie de l'Arabie Saoudite ont disposés d'au moins cinq siècles (500 ans, un demi-millénaire) pour évangéliser les populations païennes qui y vivaient, et ne l'ont pas fait. Si j'ajoute à cet élément du manque d'évangélisation le fait que les habitants de cette contrée réduite de l'Arabie Saoudite sont réputés être les descendants d'Ismaël, et que Ismaël a reçu une Alliance avec Dieu pour lui-même et sa descendance (comme l'indique la Bible Hébraïque elle-même) au même titre qu'Isaac, alors cela non-seulement corrobore mais implique en plus la nécessité que Dieu y suscite un Prophète (au sens paulinien du terme): Muhammad le fut donc.

   Le Coran complète ensuite et le judaïsme et le christianisme par ses apports propres, mais cela est général à tout texte culturel comme on le verra avec l'Andalousie dite musulmane (philosophie grecque, romaine, textes non-religieux perses et arabes, textes issus du bouddhisme et de l'hindouisme).

   Néanmoins l'Islam ne continue pas la Bible Chrétienne, ni donc le christianisme. Car ses enseignements, d'abord au sujet de Jésus, ensuite moraux sont totalement incompatibles avec le Christianisme et ce que justement le Messie était venu corriger; corrections par rapport auxquelles le Coran revient en arrière.

   Concernant Jésus d'abord. Si, certes, Jésus est effectivement qualifié de "Messie" par le Prophète, ce dernier nie les prophéties juives datant de huit à cinq siècles (800 à 500 années) avant la naissance de Jésus sur le sort réservé au Messie par les peuples de son époque. Isaïe le premier raconte comment Jésus-Christ sera condamné et mis à mort aux côtés des brigands, des voleurs, des menteurs, sans qu'il se défende et ressuscitera trois jours plus tard.

   Or Muhammad nie fermement et avec insistance la mise à mort et la crucifixion de Jésus; niant du même coup sa résurrection. Mais néanmoins admet l'événement de l'Ascension. On pourrait penser qu'alors le Coran s'invalide de lui-même. Il ne fait que s'invalider en tant que continuation du christianisme. Car pour ce qui est d'apporter la croyance au Dieu Unique à un Peuple païen n'ayant pas été évangélisé, il rempli parfaitement sa mission.

   Mais, après tout, la vie de Jésus n'est que bien peu de chose en soi par rapport à son enseignement. L'enseignement de Jésus est lui aussi non-suivi par le Prophète. Le «désormais il n'y a plus ni Juifs ni Païens, ni Hommes ni Femmes [au sens de différence de devoirs et de droits], ni Maîtres ni Esclaves» est clairement laissé tombé.

   Ensuite la notion d'adultère. Selon Jésus, et le judaïsme qui l'a précédé, il y a adultère dès que l'on entretient liaison avec plus d'une seule femme.

   Bon, il suffit de reprendre le Sermon sur la Colline (ou "Montagne"), des chapitres 5 à 7 inclus de l'Évangile selon Matthieu et on s'apperçoit que c'est tout le christianisme qui est nié d'un bloc.

   Donc si, oui, l'Islam complète le Christianisme au moins dans sa Mission, il ne le continue pas dans son enseignement.

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À l'occasion de la LGBTQIA+ Pride de Bruxelles ce samedi.

20 Mai 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #éthique, #salut, #œuvres

   À l'occasion de la Gay Pride, on parle de LGBTQIA+ de nos jours (en fait perso j'énumérerais l'alphabet entier de A à Z et rajouterai un + à la fin, de peur que quelques uns sommes toutes minorité, et ils doivent bien en être conscients, ne se sentent exclus du club), ce samedi à Bruxelles j'aimerais clarifier ici une position qui est celle d'une partie majoritaire du protestantisme moderne.

   Je peux croire (car en Foi, on croit, on ne peut savoir qu'une fois mort), que l'homosexualité est quelque chose de négatif. Mais pour autant, en dehors d'un débat philosophique, me livrer à tout type de discrimination envers les homosexuels est tout aussi néfaste et ce pas seulement parce que nous vivons dans le laïcité ou devrions respecter le Droit, mais également d'un point de vue religieux!

   En effet, la logique homosexuelle est le communautarisme, l'impression que tous les homos forment une communauté unie ayant un seul et même intérêt commun à tous. C'est bien évidemment faux mais c'est le sentiment qui prédomine parmi les homos.

   Or si donc je ne fais ne fut-ce qu'insulter un ou une homo, il ou elle s'enfermera encore plus dans sa bulle mono-culturelle, rejetant tous les autres et glorifiant son mode de vie sexuel. Mon but, en tant que non-seulement chrétien mais Croyant de toute religion que ce soit, ne doit pas être ni de faire valoir ma "perfection" ni de me mettre à la place de Dieu (seul juge et seul apte à juger) mais bien d'espérer que l'homosexuel atteigne un niveau de conscience qui lui fasse comprendre que s'il existe d'un côté des hommes et de l'autre des femmes, ce n'est pas pour qu'ils vivent divisés ou séparés mais bien unis. C'est-à-dire devienne ou redevienne hétérosexuel.

   Et c'est un fait que toute forme de discrimination, d'injure, d'agression, l'empêche comme expliqué dans le paragraphe précédent, car il replierait l'homo sur lui-même.

   Je me rappelle bien ma lecture du premier Coran possédé par moi grâce au don généreux d'un africain peul musulman. C'était un Coran traduit en français par les soins de l'ambassade d'Arabie Saoudite en France, avec le texte en arabe sur la page d'en-face. Eh bien, sur l'homosexualité on ne trouve d'abord aucune mention aux lesbiennes, ensuite il y a est strictement et uniquement écrit ceci: «Quant à vous les sodomites, croyez-Nous bien, les femmes sont mieux faites pour vous». Il n'est donc, contrairement au judaïsme, fait mention à aucune nécessité de lapidation ou de mise-à-mort.

   Dieu, et dans le christianisme (au retour au christianisme primitif opéré par les protestants) et dans l'islam, ne condamne pas dans cette vie-ci, il se contente d'attendre patiemment un retour à l'hétérosexualité.

   À l'Unité de ce qu'il a créé différent: hommes et femmes...

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Ce qu'apporte le Protestantisme et limites de l’œcuménisme.

21 Février 2023 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #interreligieux, #œcuménique, #œcuménisme, #philosophie, #éthique, #œuvres

   Le protestantisme n'est pas seulement une réaction contre la "vente de tickets d'entrées au Paradis", les "indulgences", par l'Église Catholique Romaine, et ce n'était heureusement pas la seule chose pour laquelle il était utile.

   Le Protestantisme historique, s'il est certes daté du moment où Luther brûle la bulle d'excommunication qui le condamne et donc nie la supériorité du Pape sur l'ensemble de la Communauté Chrétienne (Ecclesia, Église), commence en fait conjointement avec les apports philosophiques d'Érasme et le Libre Examen.

   Le Protestantisme introduit ainsi de facto la liberté religieuse. C'est-à-dire la liberté de choisir sa religion mais aussi de n'en choisir soit aucune en particulier soit aucune du tout. C'est-à-dire que, sans protestantisme, pas de laïcité dans le sens très anglo-saxon et scandinave d'acceptation de toutes les religions et facilitation de leur expression et manifestation jusque dans la vie civile. Un sens différent qu'en pays anciennement catholiques donc où il s'agit là plus d'une négation du fait religieux, de son nécessaire effacement devant l'athéisme d'État.

   Par ailleurs, autre apport du protestantisme, la séparation des Sciences et de l'Église. Chose que sera bien, suite à la Renaissance, forcée d'acter à son tour l'Église Catholique Romaine. Ainsi si Galilée fut condamné par l'Inquisition, à peine 50 années plus tard on lui donnait raison (mais sans pour autant le réhabiliter, annuler sa condamnation) et cela engendrera l'un des premiers apports majeurs de l'Église Catholique Romaine à la modernité: le Calendrier Grégorien.

   Et, justement, parlant d'Inquisition, si le pouvoir et l'emprise de l'Inquisition ont été ébranlés au point que celle-ci soit "mise en sommeil" (mais non "supprimée") dans la fameuse Congrégation pour la Sauvegarde de la Doctrine de la Foi; c'est bien grâce au relativisme religieux introduit par le protestantisme.

   On devine donc mieux les limites, et les dangers, de l'oecuménisme. S'il s'agit d'un dialogue de rencontre et d'échange d'expériences, pouvant aller jusqu'à communier ensemble, certes c'est très intéressant et très positif. C'est d'ailleurs souvent sous cette acceptation que Protestants et Orthodoxes entendent le terme d'œcuménisme. Mais il ne faut pas être aveugle au souhait clairement et non caché exprimé publiquement par l'Église Catholique Romaine de pratiquer un œcuménisme entendu comme «réintégration de toutes les églises éparses dans le giron et l'autorité de l'Église Catholique Romaine».

   Avec, comme dangers immédiats, la perte de tous les acquis du protestantisme pour nos sociétés évoqués ci-dessus, et qui plus est une réanimation de la Sainte Inquisition!

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L'enseignement du Sermon sur la Colline (ou Montagne)

24 Décembre 2022 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #salut, #œuvres

   Puisque cette années les Catholiques Romains sont entrés dans l'année liturgique de l'étude de l'Évangile de Matthieu (année A), et à la veille de ce Noël 2022, il y a un centre de gravité de cet évangile sur lequel il convient de se pencher. Il s'agit du Sermon sur la Colline (appelé aussi mais à tort «Sermon sur la Montagne»).

   Ce seul sermon représente en effet dans cet évangile de Matthieu trois chapitres entiers: du chapitre 5 au chapitre 7 inclus. Il rassemble l'ensemble des règles de conduite qu'il convient au "Croyant en Dieu" d'adopter.

   Or, si on le lit de bout-en-bout, on s'aperçoit que l'on est tous pécheurs car sur un point ou sur un autre on n'en respecte pas l'entièreté.

   Ne fut-ce que sur les deux «Lois d'amour»: amour de Dieu et amour du Prochain. Il convient, selon Jésus, d'aimer le Monde et les Gens (au minimum les Gens de ce monde), contrairement à ce que déclare Blaise Pascal après sa conversion donc, parce que si je n'aime pas ceux que je vois, comment pourrais-je prétendre aimer Celui que je ne vois pas (encore)?

   Or Jésus définit le Prochain comme non "le proche de soi, le semblable" mais comme étant "tout être humain, aussi lointain de moi, de ma religion, de ma philosophie, de mes attitudes, de mes goûts, soit-il".

   Et, justement, ne fut-ce que sur ce point, nous sommes tous pécheurs. Car il est impossible à un humain d'aimer tout le monde, seul  Dieu le peut et le fait. Même Jésus le Christ, le Messie, n'aime pas tout le monde: il n'aime pas les autorités religieuses car elles ne sont pas honnêtes. Ce qui différencie clairement Jésus-Christ, qui n'aime pas tout le monde même s'il est venu apporter le message du Pardon à tous, de Dieu qui lui seul aime toutes ses créatures.

   Donc, même le plus pur des moines, même le Pape en personne, et même n'importe quel Pasteur Protestant, est un pécheur ne fut-ce car il y a bien au moins une personne sinon des personnes qu'il n'aime pas (les satanistes, Hitler, les gays, etc.).

   Mais ce que vient annoncer le Messie est que bien qu'on soit tous pécheurs, on peut être pardonnés, que ce Pardon est une Grâce accordée par Dieu et nécessaire car Dieu sait bien, lui, que seul Lui-même est le parfait.

   Ce que peuvent nous apprendre, en dehors de ces trois chapitres, le reste de tous les quatre évangiles et les épîtres, de la Bible finalement prise comme corpus entier, c'est que l'obtention du Pardon est une Grâce que Dieu offre par Amour en réponse à notre propre Amour pour Dieu, ce qui signifie qu'aucune action particulière ne saurait acheter ce pardon. Seul l'amour de Dieu, qui selon le Sermon sur la Colline doit se traduire par un changement de comportement, sauve et non grâce à moi et ma conversion mais grâce à la volonté seule de Dieu.

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