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Une des Paroles de l'Église Invisible

oecumenique

Essai oecuménique de Chapelet Médité Protestant (et dizainier médité), troisième édition définitive 2021

24 Avril 2022 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #œcuménique, #œcuménisme, #dogmes, #foi, #salut, #œuvres

   Maintenant dans sa version gratuite, libre (eBook gratuit, libre, free of DRM) au format PDF de luxe (pour la police de caractère). En effet, c'est sans doute l'effet de Pâques, je me suis rappelé cette phrase de Jésus: «ce que vous avez reçu gratuitement, donnez-le gratuitement», et passant outre l'argumentation de Paul (dans l'une de ses épîtres) sur le revenu mérité par les Ministres de l'Évangélisation; je me suis dit que si j'ai bel-et-bien dû acheter deux de mes bibles (la traduction Louis Segond et la TOB, Traduction Œcuménique de la Bible), la première utilisée pour ébaucher cette petite brochure (une protestante éditions de Genève) a été reçue gratuitement alors que j'étais encore gamin et n'avait pas encore mal tourné (je m'en suis remis un peu depuis)...

   Donc il me semblait normal de partager cette brochure gratuitement.

   «Mais dans quelle voie vaine, stérile et inutile s'est donc fourvoyé celui-ci?» pourront penser beaucoup à la lecture d'un tel titre. Pourtant l'œcuménisme est une tâche importante (cf. Tite 3.9-11 voir l'explication sur les différentes traductions en fin d'article) et s'il n'est pas question d'imposer la litanie des cinq séries de dix Ave Maria, par l'aide du Saint-Esprit on découvre une utilité toute chrétienne tant pour le catholique romain que l'orthodoxe que le protestant à ces dix grains.

   En effet, dix! Dix comme? Exactement!

   D'où non-seulement une adaptation du Chapelet Médité, mais aussi l'institution d'un Dizainier Médité.

   Cette nouvelle version, très probablement définitive, la troisième édition, contient une liste de références bibliques pour chaque Mystères, parfois quelques pistes de méditations, ainsi qu'une explication nécessaire, même pour le catholique romain, du Credo Symbole des Apôtres cité dans la brochure.

eBook PDF: «ce que tu as reçu gratuitement, donne-le gratuitement»! Version imprimée en (C)!

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Traductions de Tite 3.9-11

   La première fois que j'ai lu Tite au chapitre 3 versets 9 à 11 c'était dans une Bible de traduction protestante. Je n'ai tiqué sur aucun mot. Mais en la lisant dans la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) puis dans la Traduction Officielle Liturgique je rencontre un mot qui historiquement ne doit pas s'y trouver.

   Il y est dans ces versions en effet question de «hérétique(s)». Or à l'époque où Paul écrit cette Lettre (ou Épître) à Tite, ce mot n'a strictement aucune signification parmi les chrétiens.

   En effet il existe déjà à cette époque une multitude d'églises, éparses géographiquement et également différentes en terme d'enseignement particulier - "d'école de pensée". On peut compter grosso-modo jusqu'à au moins une trentaine d'écoles de pensées, d'églises, différentes bien que déjà «toutes en communion avec Pierre» (et pas encore Rome) et comptant un total d'une soixantaine d'Évangiles.

   Le terme exact en replaçant dans ce contexte historique la traduction est donc bien la première lue dans la Bible protestante, à savoir «ceux qui créent des divisions» et selon la Louis Segond «celui qui provoque des divisions».

   C'est je pense une précision importante surtout à l'ampleur que prend le mot hérétique tant à l'époque (qui signifie "non chrétien") qu'aujourd'hui ("non bon catholique romain").

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La Passion ou l'expérience d'être rejeté par ceux qu'on aime

15 Avril 2022 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #interreligieux, #œcuménique, #œcuménisme, #philosophie, #salut, #prédestination, #éthique, #œuvres

   Ce Vendredi 15 Avril 2022, toutes les Églises Chrétiennes commémorent La Passion du Christ, la crucifixion de Jésus, sa mise à mort après un procès biaisé et préparé de longue date (dès le début de son Ministère, de sa Mission de Messie envoyé par Dieu pour nous sauver).

   Dans cette dernière phrase mise entre parenthèse se trouve une signification ultime et universelle de la crucifixion.

   Jésus a été classé au rang de renégat, de traître, de coupable, de contre faiseur, de menteur, de bandit, et a été jugé et mis à mort par ceux-là même qu'il aimait! Peut-on imaginer ce que cela fait d'être rejeté et tué par ceux-là même que l'on aime? Or, justement, cette expérience est universelle et principalement pour les pauvres.

   En effet, «Dieu créa l'Humain à son image, il le créa Homme et Femme» comme écrit dans la Genèse; c'est-à-dire que l'homme se cherche tout naturellement un complément féminin, est attiré par la femme. Or, depuis la Révolution Industrielle (Française même puisque c'est elle qui l'a initiée), il existe un poor-men-bashing de la part des femmes, une tendance instituée par l'enseignement, les médias, la culture, au darwinisme social rabaissant l'homme pauvre au rang d'en quelque sorte "intouchable hindou".

   Un homme pauvre, sans avenir et même pas artiste de rue les poches pleines de drogues («bitch on the men with drugs, it's usual since the sixties»), peut de ce fait avoir ressenti cette expérience universelle du rejet et même parfois de la condamnation par celles-là même qu'il aime; à ce point universelle que le philosophe humaniste existentialiste Jean-Paul Sartre l'a abordé (au sujet du poor-men-bashing) dans un livre, une pièce de théâtre en fait, intitulé "La Putain Respectueuse".

   Pour ma part c'est du vécu. Mais il faut bien savoir que dans mon cas je l'ai bien cherché: j'ai rejeté le Dieu d'Abraham, Créateur de l'Univers Visible et Invisible, bien avant de connaître le rejet de la part des femmes.

   De par cette expérience du rejet féminin, je ne peux qu'imaginer ce que Jésus-Christ a pu ressentir en étant rejeté et en subissant le coup monté contre lui permettant à ceux-là même qu'il aimait de le crucifier.

   De cette leçon on en imagine tout autant ce que Dieu lui-même doit ressentir lorsqu'il est rejeté par l'une de ses créatures, en premier Iblis (l'Ange Déchu ou Satan), ensuite l'Humain. Mais comme l'explique le Livre de la Sagesse de Salomon (pas présent dans la Bible Protestante), Dieu aime toutes ses Créatures sinon il ne les aurait pas créées et appelle chacune d'elle à revenir à lui sans relâche.

   Dieu attend de nous une réponse d'Amour, parce qu'il nous aime, telle est il me semble la leçon de cette Passion du Christ...

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En quoi Jésus nous a sauvés et rendus libres?

5 Janvier 2022 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #salut, #éthique, #œcuménisme, #œuvres, #prédestination, #dogmes, #dialogue, #interreligieux, #philosophie, #œcuménique

   Le nom de Jésus signifie littéralement en hébreu «Dieu Sauve», et de fait Jésus est le Messie, donc le sauveur, et on rajoute même dans la théologie protestante que Jésus nous a rendus libres. Pourquoi et en quoi?

   De fait, lorsqu'on pense "croire en Dieu", ce qui est différent disons-le tout de suite de "croire en une religion", on pense pour la majorité de nos contemporains malheureusement "asservissement, soumission, perte de liberté". Or, justement, Jésus le Christ est venu nous apprendre que croire en Dieu, avoir la Foi, c'est gagner en Liberté! En fait cela ne commence pas avec Jésus, même si c'est bien lui qui en tant que Messie vient l'accomplir, mais est relaté dès les Prophètes de l'Ancien Testament (la Bible Hébraïque), et on citera entre autres Isaïe (Ésaïe).

   Ainsi le prophète Isaïe relate que le Messie viendra «libérer les épaules du peuple d'Israël d'un lourd fardeau». De quel fardeau parle-t-il? Ce "fardeau" est explicité dans la Torah elle-même. En effet, Dieu y déclare au peuple juif: «je ne vous ai donné que dix Commandements mais vous n'avez pas été capables de les suivre, aussi je chargerai vos épaules d'un lourd fardeau»il s'agit des un peu plus de six cent (600) autres Lois de la Torah.

   Voilà ce dont Jésus vient alléger les épaules du peuple juif, pour ne garder que les Dix Commandements primitifs résumés en les très sages "deux Lois d'Amour": amour de Dieu et amour de l'Autre.

   Mais Jésus ne vient pas que libérer le Peuple Juif, il vient libérer l'Humanité toute entière toujours selon ce qui est prophétisé par Isaïe. Ce qui permet à l'Apôtre Paul de déclarer que «désormais il n'y a plus ni juifs ni païens, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes»! Il n'y a plus que l'Humanité, une et indivisible.

   En ce sens donc, il n'y a plus non plus «ni chrétiens ni non-chrétiens»; l'enseignement de Jésus impose qu'il n'y ai plus de distinction entre un humain et un autre et en ce sens nous rend égaux.

   À tel point vrai que cette base inamovible des dix commandements (les dix paroles) se trouve être présente jusqu'à dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, pourtant écrite sous une époque on ne peut plus anti-cléricale et athée. Tous ces Droits Humains fondamentaux dérivent directement de l'universalité des dix commandements bibliques (que l'on trouvera en Exode chapitre 20, versets 3 à 17 inclus). Les Droits Humains ratifiés à l'ONU et écrits sous la période de la Révolution Française sont une liste allongée du résumé universel qu'en constituent les Dix Commandements bibliques du judéo-christianisme!

   On peut donc le dire, l'ère chrétienne entendue non comme institution religieuse mais comme rapport entre êtres humains entre eux est de facto réalisée et indépassable sauf à retourner en arrière, à dévoluer plutôt qu'évoluer.

   En ce sens, Jésus nous a rendus libres; qui plus est, Jésus étant envoyé par Dieu, c'est Dieu qui nous a rendus libres.

   À tel point que je suis également libre de croire ou de ne pas croire en Dieu, ou de ne pas le respecter même si je crois qu'il existe. Cette Liberté absolue de l'Humanité, d'abord en tant que Peuple Juif ensuite en tant que Peuples de Toutes Nations, n'est pas seulement inscrite dès le christianisme, dès Jésus-Christ, mais est relatée par les Prophètes eux-mêmes.

   C'est de cette liberté que naît "l'appel et l'attente de Dieu" envers chaque humain, chaque être, pris individuellement. Dieu nous appelle, il attend que nous choisissions de répondre favorablement à cet appel.

   Donc, on le voit, croire en Dieu est loin d'être un asservissement mais au contraire est signe de notre Liberté acquise en Jésus-Christ!

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Foi et Raison, une critique du point de départ de Saint Thomas d'Aquin

20 Juin 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #interreligieux, #philosophie, #œcuménique, #œcuménisme, #éthique

   Alors tout d'abord il faut reconnaître les mérites de la démarche de Thomas d'Aquin: séparer la philosophie proprement dite et la théologie proprement dite. Il établit que la philosophie observe la Nature et ses manifestations et peut alors en arriver à Dieu, mais à un Dieu forcément différent de tout dogme. Tandis que la théologie part du Dieu du dogme et par là tente d'expliquer la Nature et ses manifestations.

   En ce sens il ne se trompe pas. Mais, continuant sur sa lancée, et reprenant les catégories d'Aristote, il en vient à décréter que la Foi serait supérieure à l'Opinion et quasiment du même ordre de certitude que la Science. Personnellement, et à tout individu réflectif de notre époque, cela semble choquant et l'est. Car de toute évidence la Foi en tant que telle n'est qu'une opinion buttée, qui ne veut être discutée.

   C'est que Thomas d'Aquin part d'Aristote. Et l'on sait le tort qu'Aristote, qu'un Aristote que l'on ne cherche pas à dépasser, a causé: c'est partant de l'aristotélicisme (et non de la  Bible) que Galilée fut condamné pour ses théories astronomiques. C'est que Aristote est binaire: pour lui, en Science, il ne saurait avoir que du totalement faux ou du totalement vrai.

   S'il était possible d'être binaire dans l'Antiquité, la science moderne, actuelle, nous prouve que la Science est aussi Opinion car dans maints domaines plusieurs théories toutes prouvables mathématiquement et rationnellement et en accord avec les modèles de bases admis généralement peuvent coexister parallèlement. Donc en adopter une plutôt qu'une autre est un choix de l'ordre de l'opinion et qui peut se discuter; doit même accepter d'être discutée à l'aune de la rationalité.

   En ce sens, la Foi doit être relativisée au même titre que la science. D'ailleurs c'est bien connu: il n'y a pas 6 grandes fois (hindouisme, bouddhisme, judaïsme, christianisme, islam, animisme ou associationnisme) mais bien 7 milliards de nuances de Fois: une par individu sur Terre. Chacun admet une chose et pas l'autre, entend par un mot ou un concept ceci plutôt que cela.

   Contre Saint Thomas d'Aquin et contre le Cardinal Ratzinger (pape Benoît XVI), je viens donc d'argumenter que la Foi est soumise au relativisme et pour rester saine doit en être totalement consciente!

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Dans les petites choses, les véritables Miracles quotidiens!

23 Mars 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

   Les Protestants, tout comme les Catholiques Romains ou les Orthodoxes, reconnaissent les miracles. Alors que les uns les attribuent à Dieu et Dieu seul, et les autres à l'intercession des Saints et des Bienheureux qu'importe. Disons simplement que l'utilité des Saints est d'offrir d'abord des modèles de Foi et de conduite appelant à la conversion authentique, ensuite qu'on les reconnaisse comme intercesseur ou non dépend de la sensibilité personnelle de chacun.

   Et, malheureusement, même pour l'Église Catholique Romaine, un miracle est forcément perçu comme devant être gigantesque, surnaturel. Pourtant il m'est avis qu'il se produit nombre de miracles quotidiens tout petits, tout simples, auxquels seule une méditation sur sa journée et la succession des événements ouvre les yeux.

   Je pense ici à un petit miracle, un de ses nombreux, attribuable au Bienheureux Carlo Acutis, le (presque) Saint Patron des Geeks. En effet, c'est en tant que Bienheureux des informaticiens qu'il convient de le vénérer; aussi, même s'il était atteint de leucémie, ne voir des miracles de sa part que dans des actes de guérisons me paraît hors sujet.

   Et, justement, j'y pense suite à de nombreux miracles informatiques. Alors que ce soit l'Action du Saint-Esprit, de Dieu seul, ou l'action de ce bienheureux qu'importe, il les incarne. Le dernier m'est arrivé pas plus tard qu'aujourd'hui.

   Ainsi, ce matin mon ex-femme vient me voir car elle a un problème avec son smartphone; problème que je n'arrive pas à résoudre et dont je ne vois pas d'où il peut provenir sinon d'un éventuel virus. Et en fin d'après-midi, je tombe par hasard, sans l'avoir cherché, alors qu'il n'y avait strictement aucune raison que je tombe dessus, sur un article de RTL-Info décrivant ce problème rencontré juste récemment par les appareils Android et expliquant comment y remédier.

   Évidemment, ce n'est pas assez spectaculaire pour que l'Église y voie un miracle, mais je me dis que quand même Dieu agit et surtout dans les petits détails de nos vies!

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Le débat entre Constantin et Arius n'était-il pas inutile?

3 Décembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #dialogue, #interreligieux, #œcuménique, #œcuménisme

   Tous les lecteurs de ce blog le savent, jusqu'ici je faisais grand cas d'un des points de l'arianisme qui me semblait important: la nature "véritable" du Christ, homme ou dieu?

   Ce n'est un point qui est devenu exacerbé et important aux yeux des Églises Catholiques Romaines et Protestantes qu'avec l'apparition de l'Islam qui admet Jésus comme Messie mais non comme Dieu. À notre époque de relance de la conversion mondiale tant par les protestants que par les catholiques romains (les orthodoxes étant beaucoup moins prosélytes) ce sujet revient sur le devant de la scène, cette fois non plus comme point de débat entre ariens et constantiniens mais entre chrétiens et musulmans.

   Néanmoins ce débat millénaire initié par Arius a-t-il, à la lecture des Prophètes (qui sont tous reconnus par l'Islam d'ailleurs), une réelle utilité?

   Si je lis le Prophète Ésaïe (ou Isaïe), en Es 9.5 on peut lire: Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l'appellera Admirable-Conseiller, Dieu Tout-Puissant, Père éternel, Prince de la Paix.

   Donc, puisqu'il a été prophétisé grosso-modo un millénaire avant Constantin que Jésus-Christ serait appelé «Dieu», aller contre ce fait serait aller contre la prophétie et tout débat à ce sujet est clairement inutile sauf pour cadrer certains concepts.

   Cadrer par exemple le concept de «Marie mère de Dieu», un concept qui cette-fois divise catholiques romains et protestants; et non sans raisons. Car qui peut se dire "mère d'un dieu" sinon une déesse? D'où la dérive vers une Marie-Déesse déjà évoquée ici.

   Sur ce sujet on se reportera aux catéchismes chrétiens qui veulent que Jésus-Christ (Messie) soit «à la fois Vrai Homme et Vrai Dieu». S'il est "Vrai Homme" c'est bien pour être né de la Vierge Marie. Donc Marie est «mère du Christ»; et s'il est "Vrai Dieu" c'est bien non pas par nature génétique ou biologique (ce que ne comprennent pas toujours les musulmans lorsqu'on parle de "Fils de Dieu") mais bien pour avoir été conçu du Saint-Esprit, c'est à dire de "Dieu le Père".

   En dehors de cela, et dans l'absolu, il n'y a pas à être choqué d'entendre Jésus le Christ être qualifié de Dieu.

   Mais est-il «Dieu le Père fait chair» pour autant? Quels éléments nous permettent de répondre à cette question?

   Premièrement et simplement on doit bien être d'accord sur le fait que, contrairement à Satan, Dieu ne trompe pas. C'est-à-dire que Dieu ne saurait mentir ni par action ni par omission.

   Or que dit Dieu de Jésus-Christ? Rappelons-nous du baptême de Jésus par Jean le Baptiste. Lorsque Jésus sort de l'eau, une voix, celle du Seigneur, se fait entendre et déclare: «voici mon fils bien aimé en qui j'ai mis toute ma joie» et non pas «me voici parmi vous» ou «voici le corps dans lequel je vais habiter»!

   Donc le débat d'Arius, ne s'opposant pas au fait de qualifier Jésus de divinité mais bien s'opposant au fait d'identifier Jésus avec le Dieu Unique fait chair, est en ce sens tout-à-fait utile.

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Fratelli Tutti et Observatoire Pharos, des publications saines et saintes!

25 Novembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #interreligieux, #philosophie, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

   L'encyclique du Pape François "Fratelli Tutti""Tous Frères" nous prend à bras-le-corps dès le début. Une œuvre bienvenue qui vient compléter un rapport sorti le 21 Septembre 2020 à l'occasion de la Journée Internationale de la Paix par l'organisation Observatoire Pharos. Rapport qui éclaire le lien existant entre paix dans une région et respect de la diversité culturelle et religieuse.

   Ce rapport de l'Observatoire Pharos est librement distribuable gratuitement dans sa version numérique PDF présentée dans un format de page permettant de le lire aisément tant sur une "liseuse" noir-et-blanc que sur tablette. Il est important car il n'évite pas les réalités du terrain, les réalités qui fâchèrent autrefois pour être aujourd'hui facteurs centripètes des régions analysées.

   Le voici donc; c'est un bon complément concret sur l'encyclique papale:

   Et l'encyclique, j'en fais publicité ici, dans toutes les librairies et en version numérique sur Amazon (à très petit prix comparé à l'édition imprimée):

   Et les lecteurs de l'encycliques auront tous forcément remarqué une contradiction interne au discours du Vatican; en ce que Fratelli Tutti, l'option «tous frères» s'oppose à la Mission évangélisatrice mondiale décrétée pourtant par le même Pape François en 2019!

   Soit je reconnais autrui comme «mon frère tel qu'il est, comme il est, avec son entière altérité propre», soit je n'admets pas cette altérité propre et ne peut le considérer comme «frère» mais comme «objet» d'une "conversion nécessaire" au catholicisme romain.

   S'oppose alors à l'encyclique un «tous frères» qui implique de mettre sa fierté de croyant de côté et, d'un autre côté, une guerre, une Mission, d'évangélisation où je place en premier ma fierté d'être croyant et où mes frères ne peuvent être que d'autres croyants de ma religion propre...

   Cela le Pape l'aborde dès le début de son encyclique Fratelli Tutti, en citant une phrase pleine de sagesse de Saint François d'Assise. Celui qui parti pour convertir en paix, puis abandonna cet orgueil pour reconnaître l'humilité que nécessite la fraternité!

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De la bonne terre!

23 Juin 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #philosophie, #prédestination, #salut, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

la pousse de la semence

la pousse de la semence

   Sur une lecture de la Bible je suis tombé dans un passage de l’évangile de Matthieu en Matt 13.1-9 expliqué plus loin en Matt 13.18-23. Il s’agit de la parabole du semeur, qui se termine par la phrase clef : « Mais d’autres grains tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis » (Matt 13.8). Et je me dis soudainement, oui, vraiment, c’est quand des épis portant de bons grains poussent que l’on sait qu’il s’agit d’une bonne terre.

   Ainsi on peut critiquer sur beaucoup de sujets l’Église Catholique Apostolique Romaine en tant qu’institution, mais à la vue de ses grains on ne peut nier qu’il s’agisse d’une bonne terre ! Et si je le découvre c’est grâce à l’Église Protestante, autre bonne terre.

   C’est qu’une fois qu’un épi a porté du grain, le vent s’empresse de porter ces grains partout où il le peut, et donc de l’épi catholique romain le vent a porté des grains dans une autre bonne terre, faisant naître l’épi protestant réformé. L’un ne peut se concevoir sans l’autre.

   Les épis produits ne sont pas limités d’ailleurs à la simple, mais nécessaire, évangélisation. Et c’est là qu’on voit la qualité du grain. L’évangélisation et le catéchisme certes, mais aussi toutes les œuvres tant catholiques que protestantes : écoles, hôpitaux ou dispensaires de soins, ONG de tous types, aide aux pauvres, aide alimentaire envers le « tiers-monde et le quart-monde » (qui représentent en fait le ¾ monde), etc.

   Deux bonnes terres, se devant beaucoup l’une par rapport à l’autre et ce dans les deux sens.

   En réalité, bien que de catéchisme protestant, je n’ai jamais été un iconoclaste au sens premier du mot. C’est-à-dire qu’à mes yeux, et il faut savoir reconnaître au moins ce mérite, comme je l’ai déjà dit maintes fois, les églises (bâtiments) catholiques du fait de leur architecture recherchée, leur majesté, leurs vitraux riches de sens, leurs statues ou statuaires et leurs monuments, sont une nourriture pour l’esprit et donc font œuvre d’évangélisation silencieuse.

   D’un autre côté, le protestantisme et sa lecture interprétative en langage usuel de la Bible, du fait même de faciliter cette lecture (invention de l’imprimerie et usage des langues civiles), de la prôner comme une habitude, de ne pas la soustraire au Libre Examen, d’en promouvoir l’interprétation dans un sens global, fait œuvre d’affermissement personnel du chrétien (nouveau ou ancien).

   À côté de cela, de cette évangélisation et affermissement, il y a les œuvres communes au catholicisme romain et au protestantisme de la lutte contre l’esclavage, de la lutte pour les droits civiques et contre le racisme. Le pasteur Martin Luther King en est une figure martyre et emblématique mais pas que lui.

   N’oublions pas tout ce que le Monde Profane et souvent athée doit aux chrétiens. La Renaissance et l’Humanisme côté catholique certes mais aussi ne fut-ce que pour aujourd’hui la House (ou Housemusic), la Disco, le Funk, la Soul, le Jazz, etc. issus pour ceux-ci des églises protestantes principalement baptistes, seuls lieux où les Noirs pouvaient apprendre et donc jouer de la musique !

   Bref, si l’on ne peut certes nier les dérives des institutions ecclésiales (toutes), des pires tels les crimes pédophiles, aux actuelles tels l’abus spirituel et l’appropriation, le vol au Peuple, du Christ, on ne doit pas néanmoins jeter le bébé avec l’eau du bain.

   Car, comme écrit plus haut, il s’agit de bonne terre !

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Ce qu'est la Communion, l'Eucharistie ou Saint-Sacrement

14 Juin 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

Ce qu'est la Communion, l'Eucharistie ou Saint-Sacrement

   Il me semble que le sens évident, apostolique, donc en vigueur pendant au moins les trois premiers siècles du christianisme primitif, de la participation à l'eucharistie consiste en une communion entre les fidèles chrétiens d'où qu'ils soient et le Christ Jésus: «faites cela en mémoire de moi».

   Or voici que souvent, trop souvent, il s'agit de la communion entre chrétiens d'une Église (institution) particulière et cette Institution. Cela est particulièrement vrai dans l'Église Catholique (Romaine s'entend), beaucoup moins vrai chez les Protestants français, mais réellement vrai dans toutes les Églises belges tant protestantes qu'orthodoxes qu'anglicanes que catholiques romaines.

   Or comme l'a déclaré le Pape François dans une homélie peu remarquée, il convient de retrouver l'unité de l'Église (ecclesia, communauté des chrétiens) dans sa diversité et le respect de cette diversité. Profession de foi œcuménique qui peut se réaliser exceptionnellement comme à la Communauté de Taizé.

   Mais un Taizé, s'il est possible en France, est totalement impossible en Belgique. Et cela est dû au mode de financement des cultes particulier à la Belgique: un financement par l'impôt au pro-rata du nombre de baptisés.

   Ce qui fait que même un protestant baptiste ne pourra pas, en pays belge, communier dans une autre église protestante mais méthodiste celle-là!

   C'est bien ça le malheur: nous ne communions plus entre chrétiens et avec Jésus mais entre membres d'une chapelle et avec la tête de cette chapelle!

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La néanmoins utilité des Églises intitutionnelles

11 Juin 2020 , Rédigé par Town Ground Publié dans #dialogue, #foi, #interreligieux, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres, #salut

Malgré leur tendance naturelle à l'abus spirituel, il faut néanmoins reconnaître (ce que j'ai toujours fait: "qui aime bien châtie bien") l'utilité et la nécessité absolue de l'existence des Églises en tant qu'institutions et donc aussi de l'Église Catholique Apostolique et Romaine.

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