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Une des Paroles de l'Église Invisible

philosophie

Quel est le propre de l'Humain?

22 Septembre 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #philosophie, #prédestination, #œuvres, #éthique

   Quel est le propre de l’Humain ? D’abord en tant qu’unité mais aussi en tant que groupe social ? C’est une question que je me pose depuis longtemps. J’avais à ce propos sorti une petite blague : « l’Homme est un Singe qui croit en Dieu, le jour où il cessera d’y croire et que les singes commenceront à y croire ce sera la planète des singes » ! Pourtant tout n’est pas si simple.

   En tant que groupe social, rien ne semble distinguer l’être humain des autres animaux sociaux, qu’ils soient peu sociaux ou très sociaux. Du moins dans les attitudes primaires et premières de l’Humanité.

   L’être humain a conscience d’un Transcendant, qu’il soit croyant ou athée. C’est-à-dire qu’il a conscience que, contrairement à ce qu'affirment certains penseurs, l’Homme n’est pas la mesure de toutes choses mais doit, afin de continuer à vivre en société, obéir à une mesure le dépassant, le transcendant.

   Cela se manifeste visiblement par des interdits. Ne pas tuer un autre humain, ne pas le manger, puis des interdits moins basiques tels que ne pas voler, ne pas mentir, etc. Bien évidemment ces interdits ne sont pas forcément respectés mais lorsqu’ils ne sont pas respectés on sait, ou plutôt on « sent », que cela sort de la normalité de la vie de tous les jours, que cela est une forme de transgression.

   Ainsi s’il s’impose que l’on ne doit pas tuer son semblable, on le fera néanmoins en cas de guerre ou de peine de mort. Et le fait que l’on sente plus que l’on ne sache que cela est une transgression se révèle dans le fait qu’on laissera cette tâche à une « caste » spécialement conçue pour cela : les guerriers (militaires de nos jours) et les bourreaux.

   Ces notions transcendantes de respect de certains interdits ne proviennent pas nécessairement d’un rapport aux mondes invisibles, à des divinités, mais peut très bien s’accommoder, comme c’est le cas de nos jours pour une bonne partie du monde occidental, de l’athéisme le plus total. Point n’est besoin d’un dieu pour qu’il y ait religion (« liens interindividuels » au sens strict), les Droits de l’Homme, les Lois de la Nation, les idéologies peuvent parfaitement faire l’affaire.

   Mais ce transcendant est-il vraiment constitutif de l’être Humain ? Certes nous en avons conscience. Mais les animaux, à quelques exceptions près, n’obéissent-ils pas aux mêmes interdits ? Un crocodile ne mangera et ne tuera jamais un autre crocodile. Les luttes pour le monopole de la reproduction chez les animaux ne se soldent par la mort d’un adversaire qu’en cas d’accident, etc.

   En fait, cette notion de transcendant est constitutive du lien social plus que de l’Humanité en général. On peut imaginer un humain s’affranchir totalement de toute limite, évacuer son « surmoi », ne plus rien respecter. De facto si tous les humains le feraient ce serait la fin du genre humain, de toute civilisation humaine.

   N’empêche qu’un humain le faisant n’en resterait pas moins humain. Alors que reste-t-il pour le distinguer de l’animal ?

   L’être humain, nous pouvons le constater tous les jours, fait des quantités innombrables de choses strictement inutiles d’un point de vue animal !

   J’en viens à me demander si par hasard la caractéristique de l’être humain ne serait-elle pas cette capacité à l’inutilité ? Car voit-on même des dauphins, réputés comme les plus intelligents des mammifères après l’humain, se mettre en rond autour de deux ou trois autres dauphins qui joueraient à un jeu ou à une pièce de théâtre ?

   C’est à mon avis dans ce sens qu’il faudrait creuser la question.

   Par ailleurs l’une des meilleures preuves de cette caractéristique de l’être humain à l’inutilité biologique de la plupart de ses activités est le sexe-plaisir plutôt que le sexe-reproduction. L’humain a des rapports sexuels non à des fins uniquement reproductives mais également à des fins récréatives, mêlées de divers sentiments.

   Paradoxalement l’Église, en édictant le dogme des relations sexuelles à des seules fins reproductives, rabaisse ainsi l’humain à son statut d’animal primitif. À noter par ailleurs que ni dans la Torah, ni dans les Évangiles ou même Épîtres, ni dans le Coran il n’est ordonné à l’être humain de n’avoir des relations sexuelles qu’à des fins reproductives.

   Et les stratégies de sexe-plaisir sans fins reproductives ont existé de tous temps, ne fut-ce que par l’observation des lunaisons en lien avec les menstruations féminines (les règles) afin de déterminer les moments propices à une liaison sans risque de grossesse…

   On pourra me faire la remarque, et je me la fais moi-même, que cette propension aux activités inutiles n’est pas tellement caractéristique de l’humain que cela. Elle est certes caractéristique de l’intelligence : plus une espèce animale est intelligente plus elle se livrera à des activités biologiquement inutiles.

   Ainsi les dauphins jouent, et certains singes notamment asiatiques semblent se livrer à des danses qui ne sont pas dictées par l’utilité d’attirer mâles ou femelles.

   Mais le fait est que l’Humain est le seul être à prendre ces activités inutiles très au sérieux ! Pour preuve le statut social de ceux qui se livrent à des jeux.

   Déjà le professeur de philosophie Jean-Jacques Wunenburger note le rôle prépondérant du jeu dans les sociétés humaines primitives via les jeux sacrés, c’est-à-dire l’ensemble des rites qui entourent les pratiques liturgiques (cf. « Le Sacré » aux éditions PUF Que sais-je ? n°1912) et décrit comment même « athéisés », dirais-je, ces jeux gardent un aspect sacré.

   En effet, combien de délits (pouvant aller jusqu’au meurtre) commis autour de simples matches de football ? Et pour reparler du statut social privilégié de ceux qui accomplissent des jeux face à des spectateurs prenant cela très au sérieux, et bien ce statut est nettement plus élevé que celui qui dans la société remplit des fonctions directement utiles telles celle d’avoir la responsabilité de nourrir les 7 milliards d’individus vivant sur Terre.

   Donc la caractéristique humaine est de faire de l’inutile et, plus encore, d’élever cet inutile au rang de chose extrêmement sérieuse ; plus sérieuse que l’utile même.

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Foi et Raison, une critique du point de départ de Saint Thomas d'Aquin

20 Juin 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #interreligieux, #philosophie, #œcuménique, #œcuménisme, #éthique

   Alors tout d'abord il faut reconnaître les mérites de la démarche de Thomas d'Aquin: séparer la philosophie proprement dite et la théologie proprement dite. Il établit que la philosophie observe la Nature et ses manifestations et peut alors en arriver à Dieu, mais à un Dieu forcément différent de tout dogme. Tandis que la théologie part du Dieu du dogme et par là tente d'expliquer la Nature et ses manifestations.

   En ce sens il ne se trompe pas. Mais, continuant sur sa lancée, et reprenant les catégories d'Aristote, il en vient à décréter que la Foi serait supérieure à l'Opinion et quasiment du même ordre de certitude que la Science. Personnellement, et à tout individu réflectif de notre époque, cela semble choquant et l'est. Car de toute évidence la Foi en tant que telle n'est qu'une opinion buttée, qui ne veut être discutée.

   C'est que Thomas d'Aquin part d'Aristote. Et l'on sait le tort qu'Aristote, qu'un Aristote que l'on ne cherche pas à dépasser, a causé: c'est partant de l'aristotélicisme (et non de la  Bible) que Galilée fut condamné pour ses théories astronomiques. C'est que Aristote est binaire: pour lui, en Science, il ne saurait avoir que du totalement faux ou du totalement vrai.

   S'il était possible d'être binaire dans l'Antiquité, la science moderne, actuelle, nous prouve que la Science est aussi Opinion car dans maints domaines plusieurs théories toutes prouvables mathématiquement et rationnellement et en accord avec les modèles de bases admis généralement peuvent coexister parallèlement. Donc en adopter une plutôt qu'une autre est un choix de l'ordre de l'opinion et qui peut se discuter; doit même accepter d'être discutée à l'aune de la rationalité.

   En ce sens, la Foi doit être relativisée au même titre que la science. D'ailleurs c'est bien connu: il n'y a pas 6 grandes fois (hindouisme, bouddhisme, judaïsme, christianisme, islam, animisme ou associationnisme) mais bien 7 milliards de nuances de Fois: une par individu sur Terre. Chacun admet une chose et pas l'autre, entend par un mot ou un concept ceci plutôt que cela.

   Contre Saint Thomas d'Aquin et contre le Cardinal Ratzinger (pape Benoît XVI), je viens donc d'argumenter que la Foi est soumise au relativisme et pour rester saine doit en être totalement consciente!

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Un des apports de l'Islam au judéo-christianisme

20 Avril 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #interreligieux, #philosophie

   J'écrivais dans un article précédent que la période de l'Andalousie Musulmane est un exemple de dialogue et surtout de travail (principalement théologique et philosophique) inter-religieux remarquable, et j'ajoute ici, dont le christianisme a beaucoup tiré.

   En effet, sans ces deux siècles de l'Andalousie musulmane, il est fort certain que Saint Thomas d'Aquin n'aurait pu écrire les ouvrages qu'il a écrit au, si je me souviens bien, XIIIe Siècle.

   Que peut nous apporter aujourd'hui le Coran, donc l'Islam? Eh bien je dirais qu'il continue l'oeuvre du christianisme et principalement des Évangiles. Que se passe-t-il de nouveau dans les évangiles du christianisme par rapport au judaïsme? Simplement que le Messie argumente. Il argumente sur l'Amour de Dieu pour l'Humanité, l'amour que nous nous devons les uns envers les autres, etc.

   Pour ce qui est du reste, et c'est notamment sur ce point que j'aimerais ici m'étendre, s'il est admis par le judéo-christianisme qu'il n'y a qu'un seul Dieu, cela est une Loi, est donné textuellement dans le premier des Dix Commandements (Décalogue), et seulement une Loi. Alors que le Coran, l'Islam donc, argumente cette Loi!

   L'argumentativité de la majorité des lois et règles religieuses est le propre du Coran.

   Pour ce qui est de l'unicité de Dieu, l'argument est tiré de l'observation quotidienne de la nature et de ses manifestations. S'il y avait plusieurs dieux, de facto, l'Univers et les phénomènes naturels ne seraient pas stables; que l'un se fâche contre l'autre et l'eau ne réussirait plus à éteindre le feu mais au contraire prendrait feu elle-même!

   On passe donc d'une Loi à laquelle on obéit aveuglément, sans oser la questionner, à une argumentation logique et saine pour nos temps de rationalisme.

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Utile la Prison?

10 Février 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #éthique, #œuvres, #salut, #prédestination, #philosophie

J'ai publié voici maintenant pas mal de temps une brochure intitulée "Utile la Prison?". Alors évidemment poser la question c'est déjà y répondre.

Je n'ai pas l'éloquence d'un avocat mais je dirais que je préférerais qu'un criminel plutôt que de passer des années en prison pour rien sinon être encore plus salaud à sa sortie, passe des années face, selon son crime, à des professeurs, des éducateurs, des psychologues, des psychiatres, des sexologues et change complètement de mentalité.

Quand on est adulte on n'est plus à la cours de récréation où un prof., un pion, vient te dire «toi t'as pas été sage, au coin pendant un quart d'heure!».

Ainsi Marc Dutroux a été condamné à 30 ans de réclusion, peine maximale en Belgique. Le réquisitoire contre la peine de mort a déjà été fait par Robert Badinter en France, ce réquisitoire continue dans le monde et principalement aux USA où l'on découvre grâce aux nouvelles techniques de recherche de traces d'ADN de plus en plus de cas de gens qui ont été assassinés par la "Justice" par peine de mort et qui se révèlent avoir été innocents des crimes dont on les accuse! Cela se suffit à soi-même je pense.

Oui, Marc Dutroux a été condamné à de la prison, seulement comme je l'explique et j'explique aussi pourquoi dans cette brochure, la Prison est une "peine" inutile et il faudrait d'ailleurs en finir avec la notion de "peine" de "punition" de "t'as pas été sage, au coin!". Car comme on l'a pas traité, et nul doute que la pédophilie est un phénomène psychiatrique qui relève de la sexologie et donc se traite, car par ailleurs après ses 30 ans de prison il sera de facto libéré, il sera libéré toujours pédophile!

Ce qui fait dire aux populos «qu'il reste en prison», «avec nous il n'en sortira pas». Or nous sommes en démocratie, ou en tout cas censés l'être, donc il y a un principe supérieur aux émotions fut-ce relayées à force d'affect par les médias, c'est le principe du Droit et de son respect. 30 ans c'est 30 ans pas plus!

Il n'a pas changé, certes mais la faute à qui? Pas à lui. À ceux parmi tous les législateurs (les politiciens donc) qui ne se sont jamais demandé si la prison servait réellement à quelque chose et s'il ne fallait pas la remplacer par quelque chose d'autre.

Je veux bien que ce soit un chantier de plusieurs dizaines d'années, mais on n'a même pas encore trouvé bon de l'initier.

Et enfin à ceux qui prendraient les prisonniers pour des fabuleux héros type "Robin des Bois" qui soi-disant en feraient voir jusqu'à la mort à des violeurs et des violeurs d'enfants encore pire; détrompez-vous!

En effet, au moins un témoignage d'un ex-prisonnier me fait dire que si ce violeur est belge certes il passera un mauvais quart d'heure en prison mais s'il est arabe rien ne lui arrivera! En effet, ce prisonnier avait rencontré à la prison de Forest un arabe qui ne cachait à personne d'être là pour viol incestueux sur mineure d'âge et jamais celui-ci n'a eu de problèmes avec quiconque au sein de la prison! C'est que tu comprends mon frère c'est écrit dans le Coran...

C'est qu'il ne faut pas attendre d'impartialité, d'égalité de jugement de la part de justiciables qui à travers les Tribunaux n'ont appris que la fausseté du dogme selon lequel "tout le monde est égal en Droit".

En effet, ce présupposé des Droits de l'Homme n'est pas d'application en Belgique (et j'y ajouterai la notion de "double peine" abordée dans cette brochure) ni même en France!

En effet: Tariq Ramadan s'est retrouvé incarcéré dès la première accusation de viol et l'est maintenant depuis des mois alors que à chaque audition (trois maintenant) les dires des plaignantes étaient disqualifiés et pendant ce temps Luc Besson ne subit pas le même sort du tout. Normal l'un est perçu comme "un affreux théoricien islamiste" (ce qu'il n'est pas), l'autre comme le fleuron de la Culture Française.

Utile la Prison? : Mise-à-jour le 25/02/2021

Récemment (il y a quelques années), en réaction à la question "utile, la prison?", le monde judiciaire a trouvé bon d'argumenter que la peine de prison était utile car elle permettait d'isoler le délinquant du milieu criminogène qu'il fréquentait quotidiennement.

J'aurai face à cela deux remarques, une humoristique et une seconde plus réaliste.

1. Si tel était l'utilité de la prison alors on ferait bien d'y envoyer tous ceux qui suivent une quelconque cure de désintoxication à quelque addiction que ce soit (tabac, alcool, drogues, jeux d'argent, jeux vidéo, achat compulsif, etc.). Pourquoi n'est-ce pas le cas puisque la prison se révèle si utile que ça?

2. La réalité est qu'on écarte le délinquant le temps de sa peine mais qu'une fois libéré il courra directement illico-presto retrouver ses vieilles connaissances "criminogènes", qu'en plus la fusion avec ce groupe d'amis sera encore plus forte qu'avant d'autant que désormais il leur devra de ne pas s'être retrouvé clochard à sa sortie, et qu'enfin il connait désormais la différence entre Liberté et Enfermement!

Ce qui fait que désormais il n'hésitera plus beaucoup avant de tirer sur la police quand il faudra défendre sa liberté d'être... en Liberté!

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Fratelli Tutti et Observatoire Pharos, des publications saines et saintes!

25 Novembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #interreligieux, #philosophie, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

   L'encyclique du Pape François "Fratelli Tutti""Tous Frères" nous prend à bras-le-corps dès le début. Une œuvre bienvenue qui vient compléter un rapport sorti le 21 Septembre 2020 à l'occasion de la Journée Internationale de la Paix par l'organisation Observatoire Pharos. Rapport qui éclaire le lien existant entre paix dans une région et respect de la diversité culturelle et religieuse.

   Ce rapport de l'Observatoire Pharos est librement distribuable gratuitement dans sa version numérique PDF présentée dans un format de page permettant de le lire aisément tant sur une "liseuse" noir-et-blanc que sur tablette. Il est important car il n'évite pas les réalités du terrain, les réalités qui fâchèrent autrefois pour être aujourd'hui facteurs centripètes des régions analysées.

   Le voici donc; c'est un bon complément concret sur l'encyclique papale:

   Et l'encyclique, j'en fais publicité ici, dans toutes les librairies et en version numérique sur Amazon (à très petit prix comparé à l'édition imprimée):

   Et les lecteurs de l'encycliques auront tous forcément remarqué une contradiction interne au discours du Vatican; en ce que Fratelli Tutti, l'option «tous frères» s'oppose à la Mission évangélisatrice mondiale décrétée pourtant par le même Pape François en 2019!

   Soit je reconnais autrui comme «mon frère tel qu'il est, comme il est, avec son entière altérité propre», soit je n'admets pas cette altérité propre et ne peut le considérer comme «frère» mais comme «objet» d'une "conversion nécessaire" au catholicisme romain.

   S'oppose alors à l'encyclique un «tous frères» qui implique de mettre sa fierté de croyant de côté et, d'un autre côté, une guerre, une Mission, d'évangélisation où je place en premier ma fierté d'être croyant et où mes frères ne peuvent être que d'autres croyants de ma religion propre...

   Cela le Pape l'aborde dès le début de son encyclique Fratelli Tutti, en citant une phrase pleine de sagesse de Saint François d'Assise. Celui qui parti pour convertir en paix, puis abandonna cet orgueil pour reconnaître l'humilité que nécessite la fraternité!

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La Mouche, créature divine et figure du pauvre.

5 Novembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #philosophie, #éthique, #œuvres

La Mouche, créature divine et figure du pauvre.

Où je réfléchis à la mouche, créature divine comme toutes les créatures, et à sa fonction de "figure du pauvre". Sur une lecture du Livre de la Sagesse (Sg 11,23-12,1). Avec les notions en fin de vidéo de "nature et humanité libres", de "Dieu non-dictateur fasciste" et de la responsabilité unique de l'espèce humaine de réguler ou dérégler les équilibres naturels.

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Caricatures, comment penser le Blasphème pour un Croyant en Démocratie?

20 Octobre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #hérésies, #interreligieux, #philosophie, #salut, #œuvres, #éthique

   On l'aura compris, je veux aborder ici la décapitation d'un professeur d'Histoire-Géo en France après qu'il ait consacré un cours à la une récente du Charlie Hebdo montrant des caricatures de Muhammad.

   D'abord notons que l'étude du Charlie Hebdo ne se trouve certainement pas dans le programme officiel de l'Enseignement Français pour le cours d'Histoire-Géographie. Donc ce prof sortait de son rôle.

   Ensuite, soyons clairs, nous sommes en démocratie, c'est-à-dire en Liberté de Débat. Et même le Coran ne va pas contre cette liberté de débat; aucune religion si on la comprend bien ne va contre la liberté de débat. Et, face au blasphème seul un débat peut l'emporter!

   Blasphémer est un acte d'incompréhension du blasphémateur envers une croyance. Si je l'injurie ou le menace physiquement, allant jusqu'à le tuer comme cela s'est passé ici, je ne réussirai à faire qu'une seule chose: l'endurcir lui et ceux qui pensent comme lui, les faire persévérer dans leur mauvaise voie car ils se sentiront persécutés.

   Or il y a un naturel humain "de gauche" ou "du cœur" à préférer le persécuté au persécuteur, sans qu'on se soucie de savoir de quel côté se trouve la raison.

   Face à quelqu'un qui blasphème la seule chose à faire est d'opposer non la violence persécutrice mais bien la Raison Argumentative, de telle sorte que si ce dialogue est refusé par le blasphémateur il en devienne lui-même ce qu'il est à la base: persécuteur et non plus persécuté!

   Par ailleurs un tel débat peut être profitable. Je ne dois pas penser à sauver ma dignité mais à sauver celui que je pense être dans l'erreur. C'est là la seule attitude digne de Dieu, le «Miséricordieux». Comme écrit dans la partie centrale de la Sourate La Lumière«ne vous vantez pas d'être Justes car vous ne l'êtes que pour avoir été pardonnés»!

   Les vraies problématiques avec les caricatures de tous types sont de deux ordres.

1.

   On nous dit «la caricature est typique de la culture française, elle date de la Révolution». Outre qu'elle n'est pas typiquement française, la caricature n'a jamais été employée pour autre chose que de propager des mensonges sur un groupe social ou un individu en particulier. On se souviendra ici des caricatures antisémites et des caricatures touchant aux personnes de la Famille Royale française. Des mensonges pour agiter le Peuple et le préparer à commettre maints délits meurtriers.

   En ce sens la caricature de presse est à la photographie de presse ce que le slogan est à l'éditorial.

2.

   Il faut bien admettre qu'il n'y a pas égalité dans la caricature et le blasphème. Ainsi on demande aux croyants (musulmans et chrétiens principalement) d'accepter que leur foi en fasse l'objet tout en interdisant d'user du blasphème et de la caricature contre des pans entiers de la population: juifs, homosexuels, francs-maçons, écologistes, noirs, etc.

   En ce sens la caricature de par sa pratique même rend caduque le second item de la Devise Républicaine Française: l'Égalité!

   Mais si être porteur de Foi est à ce prix, alors tant pis, soyons persécutés et ne devenons pas persécuteurs!

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Dieu et Bonheur, une compatibilité vraiment évidente? (le Diable et le Bon Dieu)

15 Septembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Le Bonheur "ici-bas" est-il le lot promis par Dieu aux croyants chrétiens et musulmans (ainsi que juifs, mais là je n'en parle pas)? Quel est le sens de l'autoflagellation? S'agit-il d'"expier" ou plutôt d'"expirer"?

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Il y a une différence entre syncrétisme et fusion des contraires!

5 Août 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #hérésies, #interreligieux, #philosophie, #salut, #œuvres, #prédestination

L'émission juive de France 2 "À l'Origine" ("Berechit") a invité le Dimanche 26 Juillet 2020 le philosophe Franz-Olivier Giesbert (qui nous a prouvé qu'il y avait environ 7 milliards de vrais philosophes sur Terre). On y a parlé religion et même religions, Dieu et même dieux et déesses. Pas nouveau de la part de juifs comme je l'explique dans cette vidéo.

Cette vidéo, ce Prêche Pastoral, se base essentiellement sur la lecture d'abord globale de l'Ancien Testament (la compilation des rouleaux et livres du judaïsme), puis particulière car très porteuse de morale des deux Livres des Rois.

En effet, il s'agit d'édifier certes les juifs mais les chrétiens de toutes dénominations également. Et personnellement je trouve triste que la majorité des prêches et homélies qui se prononcent actuellement dans le monde chrétien n'aient pour base que des extraits du Nouveau Testament (un évangile généralement) et non plus comme nourriture principale un passage de l'AT (Ancien Testament) que pourtant nous avons conservé dans notre Bible.

C'est comme si on avait combattu le marcionisme en tant qu'hérésie, c'est-à-dire à l'époque par le feu et le fer, les flammes des bûchers et les épées, par pur principe alors qu'en fait en ne commentant que le NT (Nouveau Testament) nous lui donnons raison!

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Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

17 Juillet 2020 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

   Pour certains il pourrait apparaître que les termes « militaire » et « chrétien » sont contradictoires, et pourtant ce n’est pas pour rien qu’il y a des aumôniers militaires, des gens chargés de s’occuper des préoccupations religieuses, quelque soit la religion d’ailleurs, desdits militaires. Car en réfléchissant bien on découvre qu’il n’y a pas forcément contradiction.

   Mais il est vrai que la lecture brute des textes bibliques chrétiens font apparaître de prime abord une nette contradiction. Ainsi aux Livre du Prophète Isaïe (ou Ésaïe) et évangiles. Ainsi Jésus le Messie est venu annoncer que « en ces temps désormais le loup mangera à côté de la brebis », que, selon Isaïe, les Nations ne se feront plus la guerre, etc.

   Cela est vrai et doit rester le but, la fin du chemin à atteindre, pour tout chrétien y compris militaire. C’est un but mais nous ne pouvons nier le chemin ardu qui y mène et qui nécessite un genre d’hommes nommés « militaires ». Et même lorsque la Paix mondiale adviendra, que les nations et les idéologies ne se monteront plus les unes contre les autres, on aura besoin de ce genre d’hommes encore pendant un certain temps, même s’ils ne seront probablement plus nommés « militaires ». Je l’aborderai plus loin.

   Je dirais qu’une nation malsaine est une nation où l’armée n’a que vocation à répliquer / attaquer / tuer. Il existe énormément de nations malsaines, dont au moins une en Occident, dans l’un de ses plus grands pays, je veux parler des USA. Dans de telles nations la seule possibilité quasiment de se montrer chrétien, d’agir en tant que militaire chrétien, mène à être considéré comme un traître à la Patrie.

   Ainsi lorsque Donald Trump fut élu, un grand nombre de hauts gradés déclarèrent ouvertement que s’il donnait l’ordre d’appuyer sur le bouton rouge (l’arme nucléaire), eh bien ils ne le feraient pas ! Ce qui évidemment les enverrait en Cours Martiale et très certainement au peloton d’exécution…

   Mais heureusement dans beaucoup de pays également le rôle du soldat n’est pas que tuer. Souvenons-nous que Jésus déclare clairement que « il n’y a rien de plus grand que de donner son sang pour son frère ». Et justement, dans une nation normale, le rôle du militaire est de risquer sa vie pour sauver les autres, les civils.

   Bien évidemment on pensera en premier au rôle des Casques Bleus de l’ONU. Mais il y a du plus limpide ; ce qui me faisait dire plus haut que même lors de la paix mondiale on aurait encore besoin des militaires. Savez-vous par exemple qu’en Belgique on entraîne des régiments de militaires à faire du … déminage !

   Démineur, un métier très risqué, rendant directement service à la population sans tuer qui que ce soit sinon en risquant de se tuer soi-même, et relevant du métier de militaire.

   Mais il y a aussi les interventions récentes au Mali de l’armée française. À la fois pour protéger la population malienne mais aussi française et même mondiale. Car avec le terrorisme dit « islamiste », nous sommes entrés dans une Guerre Mondiale.

   Alors, de fait, ces militaires qui risquent leur vie pour nous, tuent également. Mais ce n’est pas leur faute : les gouvernements estiment moins cher le prix d’une balle que le prix d’une stratégie visant à faire des prisonniers et ensuite désembrigader lesdits prisonniers.

   Ce ne sont, de ce strict point de vue, pas les militaires qui doivent s’occuper de changer de paradigme de défense, mais bien les gouvernants.

   Donc, on le voit, il n’y a pas contradiction à être militaire et chrétien.

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