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Une des Paroles de l'Église Invisible

predestination

Quel est le propre de l'Humain?

22 Septembre 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #philosophie, #prédestination, #œuvres, #éthique

   Quel est le propre de l’Humain ? D’abord en tant qu’unité mais aussi en tant que groupe social ? C’est une question que je me pose depuis longtemps. J’avais à ce propos sorti une petite blague : « l’Homme est un Singe qui croit en Dieu, le jour où il cessera d’y croire et que les singes commenceront à y croire ce sera la planète des singes » ! Pourtant tout n’est pas si simple.

   En tant que groupe social, rien ne semble distinguer l’être humain des autres animaux sociaux, qu’ils soient peu sociaux ou très sociaux. Du moins dans les attitudes primaires et premières de l’Humanité.

   L’être humain a conscience d’un Transcendant, qu’il soit croyant ou athée. C’est-à-dire qu’il a conscience que, contrairement à ce qu'affirment certains penseurs, l’Homme n’est pas la mesure de toutes choses mais doit, afin de continuer à vivre en société, obéir à une mesure le dépassant, le transcendant.

   Cela se manifeste visiblement par des interdits. Ne pas tuer un autre humain, ne pas le manger, puis des interdits moins basiques tels que ne pas voler, ne pas mentir, etc. Bien évidemment ces interdits ne sont pas forcément respectés mais lorsqu’ils ne sont pas respectés on sait, ou plutôt on « sent », que cela sort de la normalité de la vie de tous les jours, que cela est une forme de transgression.

   Ainsi s’il s’impose que l’on ne doit pas tuer son semblable, on le fera néanmoins en cas de guerre ou de peine de mort. Et le fait que l’on sente plus que l’on ne sache que cela est une transgression se révèle dans le fait qu’on laissera cette tâche à une « caste » spécialement conçue pour cela : les guerriers (militaires de nos jours) et les bourreaux.

   Ces notions transcendantes de respect de certains interdits ne proviennent pas nécessairement d’un rapport aux mondes invisibles, à des divinités, mais peut très bien s’accommoder, comme c’est le cas de nos jours pour une bonne partie du monde occidental, de l’athéisme le plus total. Point n’est besoin d’un dieu pour qu’il y ait religion (« liens interindividuels » au sens strict), les Droits de l’Homme, les Lois de la Nation, les idéologies peuvent parfaitement faire l’affaire.

   Mais ce transcendant est-il vraiment constitutif de l’être Humain ? Certes nous en avons conscience. Mais les animaux, à quelques exceptions près, n’obéissent-ils pas aux mêmes interdits ? Un crocodile ne mangera et ne tuera jamais un autre crocodile. Les luttes pour le monopole de la reproduction chez les animaux ne se soldent par la mort d’un adversaire qu’en cas d’accident, etc.

   En fait, cette notion de transcendant est constitutive du lien social plus que de l’Humanité en général. On peut imaginer un humain s’affranchir totalement de toute limite, évacuer son « surmoi », ne plus rien respecter. De facto si tous les humains le feraient ce serait la fin du genre humain, de toute civilisation humaine.

   N’empêche qu’un humain le faisant n’en resterait pas moins humain. Alors que reste-t-il pour le distinguer de l’animal ?

   L’être humain, nous pouvons le constater tous les jours, fait des quantités innombrables de choses strictement inutiles d’un point de vue animal !

   J’en viens à me demander si par hasard la caractéristique de l’être humain ne serait-elle pas cette capacité à l’inutilité ? Car voit-on même des dauphins, réputés comme les plus intelligents des mammifères après l’humain, se mettre en rond autour de deux ou trois autres dauphins qui joueraient à un jeu ou à une pièce de théâtre ?

   C’est à mon avis dans ce sens qu’il faudrait creuser la question.

   Par ailleurs l’une des meilleures preuves de cette caractéristique de l’être humain à l’inutilité biologique de la plupart de ses activités est le sexe-plaisir plutôt que le sexe-reproduction. L’humain a des rapports sexuels non à des fins uniquement reproductives mais également à des fins récréatives, mêlées de divers sentiments.

   Paradoxalement l’Église, en édictant le dogme des relations sexuelles à des seules fins reproductives, rabaisse ainsi l’humain à son statut d’animal primitif. À noter par ailleurs que ni dans la Torah, ni dans les Évangiles ou même Épîtres, ni dans le Coran il n’est ordonné à l’être humain de n’avoir des relations sexuelles qu’à des fins reproductives.

   Et les stratégies de sexe-plaisir sans fins reproductives ont existé de tous temps, ne fut-ce que par l’observation des lunaisons en lien avec les menstruations féminines (les règles) afin de déterminer les moments propices à une liaison sans risque de grossesse…

   On pourra me faire la remarque, et je me la fais moi-même, que cette propension aux activités inutiles n’est pas tellement caractéristique de l’humain que cela. Elle est certes caractéristique de l’intelligence : plus une espèce animale est intelligente plus elle se livrera à des activités biologiquement inutiles.

   Ainsi les dauphins jouent, et certains singes notamment asiatiques semblent se livrer à des danses qui ne sont pas dictées par l’utilité d’attirer mâles ou femelles.

   Mais le fait est que l’Humain est le seul être à prendre ces activités inutiles très au sérieux ! Pour preuve le statut social de ceux qui se livrent à des jeux.

   Déjà le professeur de philosophie Jean-Jacques Wunenburger note le rôle prépondérant du jeu dans les sociétés humaines primitives via les jeux sacrés, c’est-à-dire l’ensemble des rites qui entourent les pratiques liturgiques (cf. « Le Sacré » aux éditions PUF Que sais-je ? n°1912) et décrit comment même « athéisés », dirais-je, ces jeux gardent un aspect sacré.

   En effet, combien de délits (pouvant aller jusqu’au meurtre) commis autour de simples matches de football ? Et pour reparler du statut social privilégié de ceux qui accomplissent des jeux face à des spectateurs prenant cela très au sérieux, et bien ce statut est nettement plus élevé que celui qui dans la société remplit des fonctions directement utiles telles celle d’avoir la responsabilité de nourrir les 7 milliards d’individus vivant sur Terre.

   Donc la caractéristique humaine est de faire de l’inutile et, plus encore, d’élever cet inutile au rang de chose extrêmement sérieuse ; plus sérieuse que l’utile même.

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Utile la Prison?

10 Février 2021 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #éthique, #œuvres, #salut, #prédestination, #philosophie

J'ai publié voici maintenant pas mal de temps une brochure intitulée "Utile la Prison?". Alors évidemment poser la question c'est déjà y répondre.

Je n'ai pas l'éloquence d'un avocat mais je dirais que je préférerais qu'un criminel plutôt que de passer des années en prison pour rien sinon être encore plus salaud à sa sortie, passe des années face, selon son crime, à des professeurs, des éducateurs, des psychologues, des psychiatres, des sexologues et change complètement de mentalité.

Quand on est adulte on n'est plus à la cours de récréation où un prof., un pion, vient te dire «toi t'as pas été sage, au coin pendant un quart d'heure!».

Ainsi Marc Dutroux a été condamné à 30 ans de réclusion, peine maximale en Belgique. Le réquisitoire contre la peine de mort a déjà été fait par Robert Badinter en France, ce réquisitoire continue dans le monde et principalement aux USA où l'on découvre grâce aux nouvelles techniques de recherche de traces d'ADN de plus en plus de cas de gens qui ont été assassinés par la "Justice" par peine de mort et qui se révèlent avoir été innocents des crimes dont on les accuse! Cela se suffit à soi-même je pense.

Oui, Marc Dutroux a été condamné à de la prison, seulement comme je l'explique et j'explique aussi pourquoi dans cette brochure, la Prison est une "peine" inutile et il faudrait d'ailleurs en finir avec la notion de "peine" de "punition" de "t'as pas été sage, au coin!". Car comme on l'a pas traité, et nul doute que la pédophilie est un phénomène psychiatrique qui relève de la sexologie et donc se traite, car par ailleurs après ses 30 ans de prison il sera de facto libéré, il sera libéré toujours pédophile!

Ce qui fait dire aux populos «qu'il reste en prison», «avec nous il n'en sortira pas». Or nous sommes en démocratie, ou en tout cas censés l'être, donc il y a un principe supérieur aux émotions fut-ce relayées à force d'affect par les médias, c'est le principe du Droit et de son respect. 30 ans c'est 30 ans pas plus!

Il n'a pas changé, certes mais la faute à qui? Pas à lui. À ceux parmi tous les législateurs (les politiciens donc) qui ne se sont jamais demandé si la prison servait réellement à quelque chose et s'il ne fallait pas la remplacer par quelque chose d'autre.

Je veux bien que ce soit un chantier de plusieurs dizaines d'années, mais on n'a même pas encore trouvé bon de l'initier.

Et enfin à ceux qui prendraient les prisonniers pour des fabuleux héros type "Robin des Bois" qui soi-disant en feraient voir jusqu'à la mort à des violeurs et des violeurs d'enfants encore pire; détrompez-vous!

En effet, au moins un témoignage d'un ex-prisonnier me fait dire que si ce violeur est belge certes il passera un mauvais quart d'heure en prison mais s'il est arabe rien ne lui arrivera! En effet, ce prisonnier avait rencontré à la prison de Forest un arabe qui ne cachait à personne d'être là pour viol incestueux sur mineure d'âge et jamais celui-ci n'a eu de problèmes avec quiconque au sein de la prison! C'est que tu comprends mon frère c'est écrit dans le Coran...

C'est qu'il ne faut pas attendre d'impartialité, d'égalité de jugement de la part de justiciables qui à travers les Tribunaux n'ont appris que la fausseté du dogme selon lequel "tout le monde est égal en Droit".

En effet, ce présupposé des Droits de l'Homme n'est pas d'application en Belgique (et j'y ajouterai la notion de "double peine" abordée dans cette brochure) ni même en France!

En effet: Tariq Ramadan s'est retrouvé incarcéré dès la première accusation de viol et l'est maintenant depuis des mois alors que à chaque audition (trois maintenant) les dires des plaignantes étaient disqualifiés et pendant ce temps Luc Besson ne subit pas le même sort du tout. Normal l'un est perçu comme "un affreux théoricien islamiste" (ce qu'il n'est pas), l'autre comme le fleuron de la Culture Française.

Utile la Prison? : Mise-à-jour le 25/02/2021

Récemment (il y a quelques années), en réaction à la question "utile, la prison?", le monde judiciaire a trouvé bon d'argumenter que la peine de prison était utile car elle permettait d'isoler le délinquant du milieu criminogène qu'il fréquentait quotidiennement.

J'aurai face à cela deux remarques, une humoristique et une seconde plus réaliste.

1. Si tel était l'utilité de la prison alors on ferait bien d'y envoyer tous ceux qui suivent une quelconque cure de désintoxication à quelque addiction que ce soit (tabac, alcool, drogues, jeux d'argent, jeux vidéo, achat compulsif, etc.). Pourquoi n'est-ce pas le cas puisque la prison se révèle si utile que ça?

2. La réalité est qu'on écarte le délinquant le temps de sa peine mais qu'une fois libéré il courra directement illico-presto retrouver ses vieilles connaissances "criminogènes", qu'en plus la fusion avec ce groupe d'amis sera encore plus forte qu'avant d'autant que désormais il leur devra de ne pas s'être retrouvé clochard à sa sortie, et qu'enfin il connait désormais la différence entre Liberté et Enfermement!

Ce qui fait que désormais il n'hésitera plus beaucoup avant de tirer sur la police quand il faudra défendre sa liberté d'être... en Liberté!

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Noël: la réalisation de la promesse divine

24 Décembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #prédestination, #salut, #œuvres

Noël: la réalisation de la promesse divine

   Ce 24 décembre au soir nous allons, malgré les situations difficiles dues à la pandémie de coronavirus du CoViD-19, fêter Noël. Tout d'abord non, Noël n'est pas la fête d'un gros à la barbe blanche et habillé tout en rouge qui passe son temps à faire les cheminées, ni la fête des confiseurs ou chefs étoilés.

   C'est la réalisation d'une promesse divine se réalisant, comme prévu par la naissance du Messie, du Christ, Jésus («Dieu sauve»). Quelle est cette promesse de Dieu? Faire naître un fils d'une vierge? Même si Isaïe (Ésaïe) prophétise bel et bien qu'il doit en être ainsi du Sauveur (cf. Is 7.14-15), il ne s'agit évidemment pas de la promesse divine à proprement parler dans sa seule dimension.

   Cette promesse ne concerne pas que le Peuple Juif, car comme nous pouvons le lire en Is 8.23: Mais les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses: Si les temps passés ont couvert d'opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, les temps à venir couvriront de gloire la contrée voisine de la mer, au-delà du Jourdain, le territoire des païens.

   On lira avec grande émotion cette promesse en Is 8.23-9.6.

   Un Sauveur est né. Il est venu sauver les juifs en premier, certes, et les Évangiles le rappellent, mais surtout il est venu ouvrir l'Alliance à l'ensemble de l'Humanité et non plus à un seul Peuple en particulier!

   C'est pourquoi on retrace cette nuit du 24 décembre, ou les jours de l'Avent, le récit de ces "Rois Mages", figures des Rois des pays païens, venus adorer le Christ en suivant une étoile qui, elle, est l'emblème de la Royauté de Jésus.

   À partir de maintenant nous avons le devoir de suivre les enseignements de Jésus, qui sont enseignements de Dieu, qui sont répétition des Dix Commandements (ou Décalogue), nous tous, juifs et non-juifs. Car Dieu nous a tous choisis pour participer à sa gloire dans le futur avènement du Royaume de Dieu!

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Dieu et Bonheur, une compatibilité vraiment évidente? (le Diable et le Bon Dieu)

15 Septembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Le Bonheur "ici-bas" est-il le lot promis par Dieu aux croyants chrétiens et musulmans (ainsi que juifs, mais là je n'en parle pas)? Quel est le sens de l'autoflagellation? S'agit-il d'"expier" ou plutôt d'"expirer"?

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Il y a une différence entre syncrétisme et fusion des contraires!

5 Août 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #hérésies, #interreligieux, #philosophie, #salut, #œuvres, #prédestination

L'émission juive de France 2 "À l'Origine" ("Berechit") a invité le Dimanche 26 Juillet 2020 le philosophe Franz-Olivier Giesbert (qui nous a prouvé qu'il y avait environ 7 milliards de vrais philosophes sur Terre). On y a parlé religion et même religions, Dieu et même dieux et déesses. Pas nouveau de la part de juifs comme je l'explique dans cette vidéo.

Cette vidéo, ce Prêche Pastoral, se base essentiellement sur la lecture d'abord globale de l'Ancien Testament (la compilation des rouleaux et livres du judaïsme), puis particulière car très porteuse de morale des deux Livres des Rois.

En effet, il s'agit d'édifier certes les juifs mais les chrétiens de toutes dénominations également. Et personnellement je trouve triste que la majorité des prêches et homélies qui se prononcent actuellement dans le monde chrétien n'aient pour base que des extraits du Nouveau Testament (un évangile généralement) et non plus comme nourriture principale un passage de l'AT (Ancien Testament) que pourtant nous avons conservé dans notre Bible.

C'est comme si on avait combattu le marcionisme en tant qu'hérésie, c'est-à-dire à l'époque par le feu et le fer, les flammes des bûchers et les épées, par pur principe alors qu'en fait en ne commentant que le NT (Nouveau Testament) nous lui donnons raison!

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Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

17 Juillet 2020 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

   Pour certains il pourrait apparaître que les termes « militaire » et « chrétien » sont contradictoires, et pourtant ce n’est pas pour rien qu’il y a des aumôniers militaires, des gens chargés de s’occuper des préoccupations religieuses, quelque soit la religion d’ailleurs, desdits militaires. Car en réfléchissant bien on découvre qu’il n’y a pas forcément contradiction.

   Mais il est vrai que la lecture brute des textes bibliques chrétiens font apparaître de prime abord une nette contradiction. Ainsi aux Livre du Prophète Isaïe (ou Ésaïe) et évangiles. Ainsi Jésus le Messie est venu annoncer que « en ces temps désormais le loup mangera à côté de la brebis », que, selon Isaïe, les Nations ne se feront plus la guerre, etc.

   Cela est vrai et doit rester le but, la fin du chemin à atteindre, pour tout chrétien y compris militaire. C’est un but mais nous ne pouvons nier le chemin ardu qui y mène et qui nécessite un genre d’hommes nommés « militaires ». Et même lorsque la Paix mondiale adviendra, que les nations et les idéologies ne se monteront plus les unes contre les autres, on aura besoin de ce genre d’hommes encore pendant un certain temps, même s’ils ne seront probablement plus nommés « militaires ». Je l’aborderai plus loin.

   Je dirais qu’une nation malsaine est une nation où l’armée n’a que vocation à répliquer / attaquer / tuer. Il existe énormément de nations malsaines, dont au moins une en Occident, dans l’un de ses plus grands pays, je veux parler des USA. Dans de telles nations la seule possibilité quasiment de se montrer chrétien, d’agir en tant que militaire chrétien, mène à être considéré comme un traître à la Patrie.

   Ainsi lorsque Donald Trump fut élu, un grand nombre de hauts gradés déclarèrent ouvertement que s’il donnait l’ordre d’appuyer sur le bouton rouge (l’arme nucléaire), eh bien ils ne le feraient pas ! Ce qui évidemment les enverrait en Cours Martiale et très certainement au peloton d’exécution…

   Mais heureusement dans beaucoup de pays également le rôle du soldat n’est pas que tuer. Souvenons-nous que Jésus déclare clairement que « il n’y a rien de plus grand que de donner son sang pour son frère ». Et justement, dans une nation normale, le rôle du militaire est de risquer sa vie pour sauver les autres, les civils.

   Bien évidemment on pensera en premier au rôle des Casques Bleus de l’ONU. Mais il y a du plus limpide ; ce qui me faisait dire plus haut que même lors de la paix mondiale on aurait encore besoin des militaires. Savez-vous par exemple qu’en Belgique on entraîne des régiments de militaires à faire du … déminage !

   Démineur, un métier très risqué, rendant directement service à la population sans tuer qui que ce soit sinon en risquant de se tuer soi-même, et relevant du métier de militaire.

   Mais il y a aussi les interventions récentes au Mali de l’armée française. À la fois pour protéger la population malienne mais aussi française et même mondiale. Car avec le terrorisme dit « islamiste », nous sommes entrés dans une Guerre Mondiale.

   Alors, de fait, ces militaires qui risquent leur vie pour nous, tuent également. Mais ce n’est pas leur faute : les gouvernements estiment moins cher le prix d’une balle que le prix d’une stratégie visant à faire des prisonniers et ensuite désembrigader lesdits prisonniers.

   Ce ne sont, de ce strict point de vue, pas les militaires qui doivent s’occuper de changer de paradigme de défense, mais bien les gouvernants.

   Donc, on le voit, il n’y a pas contradiction à être militaire et chrétien.

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De la bonne terre!

23 Juin 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #philosophie, #prédestination, #salut, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

la pousse de la semence

la pousse de la semence

   Sur une lecture de la Bible je suis tombé dans un passage de l’évangile de Matthieu en Matt 13.1-9 expliqué plus loin en Matt 13.18-23. Il s’agit de la parabole du semeur, qui se termine par la phrase clef : « Mais d’autres grains tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis » (Matt 13.8). Et je me dis soudainement, oui, vraiment, c’est quand des épis portant de bons grains poussent que l’on sait qu’il s’agit d’une bonne terre.

   Ainsi on peut critiquer sur beaucoup de sujets l’Église Catholique Apostolique Romaine en tant qu’institution, mais à la vue de ses grains on ne peut nier qu’il s’agisse d’une bonne terre ! Et si je le découvre c’est grâce à l’Église Protestante, autre bonne terre.

   C’est qu’une fois qu’un épi a porté du grain, le vent s’empresse de porter ces grains partout où il le peut, et donc de l’épi catholique romain le vent a porté des grains dans une autre bonne terre, faisant naître l’épi protestant réformé. L’un ne peut se concevoir sans l’autre.

   Les épis produits ne sont pas limités d’ailleurs à la simple, mais nécessaire, évangélisation. Et c’est là qu’on voit la qualité du grain. L’évangélisation et le catéchisme certes, mais aussi toutes les œuvres tant catholiques que protestantes : écoles, hôpitaux ou dispensaires de soins, ONG de tous types, aide aux pauvres, aide alimentaire envers le « tiers-monde et le quart-monde » (qui représentent en fait le ¾ monde), etc.

   Deux bonnes terres, se devant beaucoup l’une par rapport à l’autre et ce dans les deux sens.

   En réalité, bien que de catéchisme protestant, je n’ai jamais été un iconoclaste au sens premier du mot. C’est-à-dire qu’à mes yeux, et il faut savoir reconnaître au moins ce mérite, comme je l’ai déjà dit maintes fois, les églises (bâtiments) catholiques du fait de leur architecture recherchée, leur majesté, leurs vitraux riches de sens, leurs statues ou statuaires et leurs monuments, sont une nourriture pour l’esprit et donc font œuvre d’évangélisation silencieuse.

   D’un autre côté, le protestantisme et sa lecture interprétative en langage usuel de la Bible, du fait même de faciliter cette lecture (invention de l’imprimerie et usage des langues civiles), de la prôner comme une habitude, de ne pas la soustraire au Libre Examen, d’en promouvoir l’interprétation dans un sens global, fait œuvre d’affermissement personnel du chrétien (nouveau ou ancien).

   À côté de cela, de cette évangélisation et affermissement, il y a les œuvres communes au catholicisme romain et au protestantisme de la lutte contre l’esclavage, de la lutte pour les droits civiques et contre le racisme. Le pasteur Martin Luther King en est une figure martyre et emblématique mais pas que lui.

   N’oublions pas tout ce que le Monde Profane et souvent athée doit aux chrétiens. La Renaissance et l’Humanisme côté catholique certes mais aussi ne fut-ce que pour aujourd’hui la House (ou Housemusic), la Disco, le Funk, la Soul, le Jazz, etc. issus pour ceux-ci des églises protestantes principalement baptistes, seuls lieux où les Noirs pouvaient apprendre et donc jouer de la musique !

   Bref, si l’on ne peut certes nier les dérives des institutions ecclésiales (toutes), des pires tels les crimes pédophiles, aux actuelles tels l’abus spirituel et l’appropriation, le vol au Peuple, du Christ, on ne doit pas néanmoins jeter le bébé avec l’eau du bain.

   Car, comme écrit plus haut, il s’agit de bonne terre !

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Covid-19, Summer Of Love, Christianisme et Dieu

8 Avril 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #philosophie, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #œcuménisme, #œuvres, #dialogue

Que nous enseigne spirituellement cette pandémie de coronavirus?

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Joyeux Noël

24 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #prédestination, #œcuménisme, #salut, #œuvres

Joyeux Noël

   Évidemment je ne peux que rappeler ici que le Miracle de Noël n'est pas celui d'un chef étoilé réussissant un bon plat. Bon, une fois ce petit rappel fait, quel est ce miracle?

   À mes yeux il n'est pas non plus celui de «l'enfantement sans avoir eu à connaître le "péché" qui y est normalement nécessaire», du moins pas en tant que Miracle intemporel, valable pour hier comme pour aujourd'hui comme pour demain.

   En effet, dès le premier miracle effectué par un Prophète, un homme, selon la volonté du Seigneur Dieu, donc dès Moïse, on découvre qu'un miracle se distingue par le fait qu'il est non-copiable par des "magiciens" (les Sages ou Savants de Pharaon). Or la naissance d'un enfant qui ne résulte pas de l'acte sexuel est de nos jours un miracle copiable, via la PMA (Procréation Médicalement Assistée), et ne vaut donc pas comme miracle pour notre temps.

   Mais qu'est-ce qui dans Noël représente un Miracle pour l'Éternité? Simplement qu'il nous est venu en ce Monde un Rédempteur, un Sauveur, un intercesseur auprès de Dieu pour nous, Jésus le Christ (Messie).

   Aussi ayons Foi en lui pour qu'en lui et par lui nous soyons sauvés!

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Satan, ange déchu ou ange promu?

11 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #prédestination

   Dans les trois religions monothéistes le récit de la création de l’Humanité par Dieu ne laisse, semble-t-il, planer aucun doute. Iblis, du nom duquel l’Islam qui est la seule religion à le nommer, c’est-à-dire Satan, refuse d’admirer la créature de Dieu, l’homme, et pour cela est déchu du Paradis et est promis aux feux de l’enfer.

   Pourtant tout n’est pas si simple, ni dans les pratiques cultuelles et ni même dans les textes sacrés.

   D’abord dans les pratiques cultuelles, propres à chaque terreau culturel dans lequel se développe chacune des trois religions abrahamiques. En effet, prenons le christianisme. Il est communément admis par les chrétiens que ceux qui se seront livrés au mal dans leur vie terrestre « descendront » en Enfer pour ? Pour être châtié par Satan et ses démons, autres anges « déchus ».

   Bref, si textuellement on lit que Iblis a été déchu, cultuellement on admet qu’il règne sur les Enfers, que les démons, autres anges déchus, sont en quelque sorte les « matons », les gardiens, des prisonniers éternels de l’Enfer. Ce serait donc plutôt une forme de « promotion ». En effet : Dieu règne aux Cieux, Iblis règne aux Enfers !

   Cela ne se vérifie pas que dans le christianisme, mais aussi dans l’Islam où même si on a une autre vision de l’Enfer et de l’ordre qui y règne, on a une vision, en tout cas pour ceux qui se prétendent au plus près du texte sacré, le Coran, tout aussi dualiste des choses.

   Ainsi, tout comme dans le judaïsme primitif, un démon, donc un ange déchu, voire Iblis lui-même, peuvent à la suite d’une mauvaise action de ma part venir me tourmenter dans ma vie sur Terre, me « posséder » (vision commune d’ailleurs avec le catholicisme du Moyen-Âge). Et ce qui est perçu dans ce côté cultuel s’il est pratiqué, c’est que je ne suis pas « impur » car possédé mais bien possédé car impur !

   Dans l’Islam d’ailleurs les choses se compliquent : Allah peut décider de « jouer » avec le sort de ses créatures s’il lui en prend envie. C’est répété maintes fois dans le Coran que le destin de l’être humain est toujours entre les mains de Dieu.

   Mais il n’y a pas que le cultuel qui apporte cette dualité entre « déchu » et « promu », dans les textes sacrés aussi, même pris au pied de la lettre, cette dualité est introduite.

   Le premier exemple qui me vient en tête est le Livre de Job du judaïsme. Job, bien que juste et ne cessant de pratiquer assidûment ses devoirs religieux, se retrouve tourmenté par Satan ; atteint de malchance, de malheurs familiaux, de maladie, jusqu’à se retrouver dans un état de mourant. Comment est-ce possible ? Tout simplement, vision commune avec ce dont je parlais plus haut à propos de l’Islam, parce que Dieu l’a permis. Il l’a permis à qui ? À Satan lui-même qui est venu lui demander la permission d’éprouver la Foi de Job. Et cette entrevue a eu lieu où ? Au Paradis !

   Donc on voit, dans ce livre de Job, un Satan « déchu » ayant accès librement au Paradis pour aller débattre avec Dieu lui-même de la réalité ou non, de la solidité ou non, de la Foi d’un humain et pouvoir ensuite aller tourmenter cet humain.

   Bien entendu cela, en lien avec les pratiques cultuelles propres à chaque civilisation, permet de se poser la question « Dieu a-t-il déchu Satan et les démons ou bien les a-t-il promus ? ».

   Et bien que le sort de Satan semble scellé dans certains textes : il serait ainsi amené à disparaître, à être « désintégré » avec tous les pécheurs dans un grand feu qui les consumerait tous, si je prends une lecture littérale ; il n’en reste pas moins vrai que cela entre en contradiction avec ce qu’admettent les mêmes textes : le feu est éternel et chacun doit le subir éternellement, c’est-à-dire y brûler sans se consumer.

   Sur ce sujet je pense que le cogito n’en a pas fini de s’amuser : Satan a-t-il été déchu ? Mais alors pourquoi tant de pouvoirs sur l’Homme ? Satan aurait-il été promu ? Mais pourquoi lui qui n’a pas respecté la création divine ? Peut-être car en refusant de s’incliner, de s’agenouiller, devant l’être humain il obéissait ainsi à l’un des tous premiers commandements : « Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu » ! Ou bien finalement, il a été les deux à la fois : libre de tourmenter les humains ici-bas, régnant sur les Enfers un temps puis, à la Fin des Temps, étant lui-même jeté dans les flammes éternelles avec ceux sur qui il croyait pouvoir régner à l’égal de Dieu ?

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