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Une des Paroles de l'Église Invisible

predestination

Covid-19, Summer Of Love, Christianisme et Dieu

8 Avril 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #philosophie, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #œcuménisme, #œuvres, #dialogue

Que nous enseigne spirituellement cette pandémie de coronavirus?

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Joyeux Noël

24 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #prédestination, #œcuménisme, #salut, #œuvres

Joyeux Noël

   Évidemment je ne peux que rappeler ici que le Miracle de Noël n'est pas celui d'un chef étoilé réussissant un bon plat. Bon, une fois ce petit rappel fait, quel est ce miracle?

   À mes yeux il n'est pas non plus celui de «l'enfantement sans avoir eu à connaître le "péché" qui y est normalement nécessaire», du moins pas en tant que Miracle intemporel, valable pour hier comme pour aujourd'hui comme pour demain.

   En effet, dès le premier miracle effectué par un Prophète, un homme, selon la volonté du Seigneur Dieu, donc dès Moïse, on découvre qu'un miracle se distingue par le fait qu'il est non-copiable par des "magiciens" (les Sages ou Savants de Pharaon). Or la naissance d'un enfant qui ne résulte pas de l'acte sexuel est de nos jours un miracle copiable, via la PMA (Procréation Médicalement Assistée), et ne vaut donc pas comme miracle pour notre temps.

   Mais qu'est-ce qui dans Noël représente un Miracle pour l'Éternité? Simplement qu'il nous est venu en ce Monde un Rédempteur, un Sauveur, un intercesseur auprès de Dieu pour nous, Jésus le Christ (Messie).

   Aussi ayons Foi en lui pour qu'en lui et par lui nous soyons sauvés!

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Satan, ange déchu ou ange promu?

11 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #prédestination

   Dans les trois religions monothéistes le récit de la création de l’Humanité par Dieu ne laisse, semble-t-il, planer aucun doute. Iblis, du nom duquel l’Islam qui est la seule religion à le nommer, c’est-à-dire Satan, refuse d’admirer la créature de Dieu, l’homme, et pour cela est déchu du Paradis et est promis aux feux de l’enfer.

   Pourtant tout n’est pas si simple, ni dans les pratiques cultuelles et ni même dans les textes sacrés.

   D’abord dans les pratiques cultuelles, propres à chaque terreau culturel dans lequel se développe chacune des trois religions abrahamiques. En effet, prenons le christianisme. Il est communément admis par les chrétiens que ceux qui se seront livrés au mal dans leur vie terrestre « descendront » en Enfer pour ? Pour être châtié par Satan et ses démons, autres anges « déchus ».

   Bref, si textuellement on lit que Iblis a été déchu, cultuellement on admet qu’il règne sur les Enfers, que les démons, autres anges déchus, sont en quelque sorte les « matons », les gardiens, des prisonniers éternels de l’Enfer. Ce serait donc plutôt une forme de « promotion ». En effet : Dieu règne aux Cieux, Iblis règne aux Enfers !

   Cela ne se vérifie pas que dans le christianisme, mais aussi dans l’Islam où même si on a une autre vision de l’Enfer et de l’ordre qui y règne, on a une vision, en tout cas pour ceux qui se prétendent au plus près du texte sacré, le Coran, tout aussi dualiste des choses.

   Ainsi, tout comme dans le judaïsme primitif, un démon, donc un ange déchu, voire Iblis lui-même, peuvent à la suite d’une mauvaise action de ma part venir me tourmenter dans ma vie sur Terre, me « posséder » (vision commune d’ailleurs avec le catholicisme du Moyen-Âge). Et ce qui est perçu dans ce côté cultuel s’il est pratiqué, c’est que je ne suis pas « impur » car possédé mais bien possédé car impur !

   Dans l’Islam d’ailleurs les choses se compliquent : Allah peut décider de « jouer » avec le sort de ses créatures s’il lui en prend envie. C’est répété maintes fois dans le Coran que le destin de l’être humain est toujours entre les mains de Dieu.

   Mais il n’y a pas que le cultuel qui apporte cette dualité entre « déchu » et « promu », dans les textes sacrés aussi, même pris au pied de la lettre, cette dualité est introduite.

   Le premier exemple qui me vient en tête est le Livre de Job du judaïsme. Job, bien que juste et ne cessant de pratiquer assidûment ses devoirs religieux, se retrouve tourmenté par Satan ; atteint de malchance, de malheurs familiaux, de maladie, jusqu’à se retrouver dans un état de mourant. Comment est-ce possible ? Tout simplement, vision commune avec ce dont je parlais plus haut à propos de l’Islam, parce que Dieu l’a permis. Il l’a permis à qui ? À Satan lui-même qui est venu lui demander la permission d’éprouver la Foi de Job. Et cette entrevue a eu lieu où ? Au Paradis !

   Donc on voit, dans ce livre de Job, un Satan « déchu » ayant accès librement au Paradis pour aller débattre avec Dieu lui-même de la réalité ou non, de la solidité ou non, de la Foi d’un humain et pouvoir ensuite aller tourmenter cet humain.

   Bien entendu cela, en lien avec les pratiques cultuelles propres à chaque civilisation, permet de se poser la question « Dieu a-t-il déchu Satan et les démons ou bien les a-t-il promus ? ».

   Et bien que le sort de Satan semble scellé dans certains textes : il serait ainsi amené à disparaître, à être « désintégré » avec tous les pécheurs dans un grand feu qui les consumerait tous, si je prends une lecture littérale ; il n’en reste pas moins vrai que cela entre en contradiction avec ce qu’admettent les mêmes textes : le feu est éternel et chacun doit le subir éternellement, c’est-à-dire y brûler sans se consumer.

   Sur ce sujet je pense que le cogito n’en a pas fini de s’amuser : Satan a-t-il été déchu ? Mais alors pourquoi tant de pouvoirs sur l’Homme ? Satan aurait-il été promu ? Mais pourquoi lui qui n’a pas respecté la création divine ? Peut-être car en refusant de s’incliner, de s’agenouiller, devant l’être humain il obéissait ainsi à l’un des tous premiers commandements : « Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu » ! Ou bien finalement, il a été les deux à la fois : libre de tourmenter les humains ici-bas, régnant sur les Enfers un temps puis, à la Fin des Temps, étant lui-même jeté dans les flammes éternelles avec ceux sur qui il croyait pouvoir régner à l’égal de Dieu ?

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Et des aumôniers des DJs, non?

10 Décembre 2019 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #philosophie, #salut, #éthique, #prédestination, #œuvres

Il y a des aumôniers des prisons, des sportifs, des enseignants, des policiers, de l'armée, du travail, mais pourquoi donc n'a-t-on jamais encore entendu parler des aumôniers des DJs? Pourtant les DJs sont eux aussi, et bien plus que leur public, en quête spirituelle.

En témoignent Avicii et bien d'autres...

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Le Bien et le Mal...

6 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #prédestination, #salut, #œuvres

   Beaucoup disent que si Dieu existait il n’y aurait pas de malheureux, pas de guerres, pas de famines, bref que tout le monde serait heureux.

   Si je pars de ce point ce n’est pas pour tenter de « prouver » l’existence de Dieu, ou sa non-existence, mais bien pour philosopher à propos du malheur et du bonheur. Et je commencerai par noter que s’il n’y avait pas de malheur et bien nous ne nous rendrions point compte des moments où nous vivons le bonheur.

   « À quoi sert la pluie ? », à tout le moins en ville où il n’y a pas de nature à nourrir d’eau. « À ce que nous soyons heureux quand il y a du soleil » !

   À quoi, ou à qui, imputer le malheur ou le mal ? Les religions abrahamiques personnifient le Mal et lui donnent des noms : Satan, le Diable, le(s) démon(s), Iblis, etc. Néanmoins nous savons qu’il n’y a qu’un Créateur et un seul ; donc si le Mal existe c’est bien par la volonté du Créateur et de nul autre.

   Et là se découvre l’utilité première du malheur, du mal, de l’injustice. S’il n’y avait le mal, s’il n’y avait des malheureux, s’il n’y avait des injustices qui donc sur Terre espérerait en une Vie après la mort ? C’est-à-dire qu’il n’y aurait de religions, il n’y aurait personne pour croire en un Créateur, quel que soit le nom qu’on lui donne.

   Il y a une phrase emplie de sagesse et qui fait dire à Dieu : « Je me cache, mais ils ne Me cherchent pas » ! L’utilité religieuse du malheur, du mal et de l’injustice réside donc en le fait que cela nous fait chercher Dieu. Il n’y aurait pas tous ces maux que nous ne nous en préoccuperions point.

   Le malheur appelle le bonheur : nous espérons en une vie après la mort qui soit plus heureuse que celle que nous avons à subir aujourd’hui. Le mal appelle le bien : nous sommes appelés à nous conduire avec droiture. L’injustice appelle la justice : nous espérons que nous serons rétribués chacun après la mort en fonction de notre conduite.

   Cela n’est pas seulement vrai dans les religions abrahamiques. Dans l’hindouisme, pour ne prendre que cet exemple, le cycle des réincarnations est influencé par le poids de mes fautes ou de ma bonté.

   Dès lors la question de savoir pourquoi il y a des justes qui sont malheureux et des injustes qui connaissent le succès et le bonheur se résout en ce que si les justes étaient directement ici-bas récompensés et les injustes « punis », nous n’aurions pas l’idée d’espérer en une rétribution future en fonction de nos mérites.

   Peut-être ce mal, ces malheurs, cette injustice sont-ils un moyen pour Dieu de nous pousser tout naturellement à le chercher et à espérer en ce que nous espérons.

   Enfin, et il convient de le noter: Dieu ne s'est pas fait Batman ou Spiderman! S'il intervenait à chaque fois pour empêcher qu'un quelconque mal soit commis, il n'y aurait certes plus d'athées mais il y aurait énormément d'opposants à Dieu car ce serait une conduite divinement autoritaire!

   Et de fait, Dieu a décidé de laisser les humains libres. Ce qui donne sens aux écrits bibliques dont au moins deux: La Sagesse pour ce qui est de l'Ancien Testament et du judaïsme, l'Apocalypse de Jean pour ce qui est du christianisme et du Nouveau Testament.

   S'il y a malheur ce n'est pas tant de la responsabilité de Dieu comme écrit plus haut que de la responsabilité même du genre humain. C'est nous qui sommes maîtres de nos actes!

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