œuvres
Pour une sauvegarde de la prière du Notre Père
Il y a quelques années déjà le Pape François décidais de modifier une partie certes limitée mais néanmoins faisant sens de la prière du Notre Père.
Pour rappel, voici l'ancienne version, celle qui a mes yeux aurait dû être conservée (et j'expliquerai pourquoi après), avec le passage modifié en gras:
«Notre Père qui êtes aux Cieux, que votre Nom soit sanctifié, que votre règne vienne, que votre volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre pain [spirituel] de ce jour, pardonnez nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous soumettez pas à la Tentation mais au contraire délivrez-nous du Mal; car c'est à vous qu'appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, pour les siècles des siècles, Amen».
J'écrivais donc que ce passage en gras, récemment transformé en «ne nous laissez pas tomber en tentation», a tout son sens biblique, et l'enseignement de Jésus est basé sur cette même Bible.
Si l'on peut admettre que Dieu n'est pas le Tentateur, la Tentation, le Mal et que donc il ne saurait nous y "soumettre" dans le sens de "soumis à la question" comme on pouvait l'être par l'Inquisition, néanmoins je reviens ici sur un Livre de l'Ancien Testament très important pour nous éclairer ici: le Livre de Job.
Qu'y est-il conté? Que Satan, l'ange déchu, se promène au Royaume des Cieux pour y rencontrer Dieu; qu'il y discute avec Dieu et à égalité avec Dieu de la dévotion et des multiples actions de grâce de Job envers le Seigneur et suggère que cela n'est peut-être pas étranger à sa condition plus que confortable sur Terre. Satan propose ensuite à Dieu de lui permettre de "tester", "de lui soumettre" Job. Ce que Dieu accepte.
Donc, en le Livre de Job, on voit bien Dieu qui soumet Job au Tentateur, à la Tentation donc, dit au féminin.
À la limite, si on voulait absolument remplacer cette partie de la prière il serait plus juste de prier «ne permettez pas que nous soyons soumis à la Tentation»; car pour ce qui est de ne pas y tomber je dirais que ça c'est notre propre boulot.
Quel est le propre de l'Humain?
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Quel est le propre de l’Humain ? D’abord en tant qu’unité mais aussi en tant que groupe social ? C’est une question que je me pose depuis longtemps. J’avais à ce propos sorti une petite blague : « l’Homme est un Singe qui croit en Dieu, le jour où il cessera d’y croire et que les singes commenceront à y croire ce sera la planète des singes » ! Pourtant tout n’est pas si simple.
En tant que groupe social, rien ne semble distinguer l’être humain des autres animaux sociaux, qu’ils soient peu sociaux ou très sociaux. Du moins dans les attitudes primaires et premières de l’Humanité.
L’être humain a conscience d’un Transcendant, qu’il soit croyant ou athée. C’est-à-dire qu’il a conscience que, contrairement à ce qu'affirment certains penseurs, l’Homme n’est pas la mesure de toutes choses mais doit, afin de continuer à vivre en société, obéir à une mesure le dépassant, le transcendant.
Cela se manifeste visiblement par des interdits. Ne pas tuer un autre humain, ne pas le manger, puis des interdits moins basiques tels que ne pas voler, ne pas mentir, etc. Bien évidemment ces interdits ne sont pas forcément respectés mais lorsqu’ils ne sont pas respectés on sait, ou plutôt on « sent », que cela sort de la normalité de la vie de tous les jours, que cela est une forme de transgression.
Ainsi s’il s’impose que l’on ne doit pas tuer son semblable, on le fera néanmoins en cas de guerre ou de peine de mort. Et le fait que l’on sente plus que l’on ne sache que cela est une transgression se révèle dans le fait qu’on laissera cette tâche à une « caste » spécialement conçue pour cela : les guerriers (militaires de nos jours) et les bourreaux.
Ces notions transcendantes de respect de certains interdits ne proviennent pas nécessairement d’un rapport aux mondes invisibles, à des divinités, mais peut très bien s’accommoder, comme c’est le cas de nos jours pour une bonne partie du monde occidental, de l’athéisme le plus total. Point n’est besoin d’un dieu pour qu’il y ait religion (« liens interindividuels » au sens strict), les Droits de l’Homme, les Lois de la Nation, les idéologies peuvent parfaitement faire l’affaire.
Mais ce transcendant est-il vraiment constitutif de l’être Humain ? Certes nous en avons conscience. Mais les animaux, à quelques exceptions près, n’obéissent-ils pas aux mêmes interdits ? Un crocodile ne mangera et ne tuera jamais un autre crocodile. Les luttes pour le monopole de la reproduction chez les animaux ne se soldent par la mort d’un adversaire qu’en cas d’accident, etc.
En fait, cette notion de transcendant est constitutive du lien social plus que de l’Humanité en général. On peut imaginer un humain s’affranchir totalement de toute limite, évacuer son « surmoi », ne plus rien respecter. De facto si tous les humains le feraient ce serait la fin du genre humain, de toute civilisation humaine.
N’empêche qu’un humain le faisant n’en resterait pas moins humain. Alors que reste-t-il pour le distinguer de l’animal ?
L’être humain, nous pouvons le constater tous les jours, fait des quantités innombrables de choses strictement inutiles d’un point de vue animal !
J’en viens à me demander si par hasard la caractéristique de l’être humain ne serait-elle pas cette capacité à l’inutilité ? Car voit-on même des dauphins, réputés comme les plus intelligents des mammifères après l’humain, se mettre en rond autour de deux ou trois autres dauphins qui joueraient à un jeu ou à une pièce de théâtre ?
C’est à mon avis dans ce sens qu’il faudrait creuser la question.
Par ailleurs l’une des meilleures preuves de cette caractéristique de l’être humain à l’inutilité biologique de la plupart de ses activités est le sexe-plaisir plutôt que le sexe-reproduction. L’humain a des rapports sexuels non à des fins uniquement reproductives mais également à des fins récréatives, mêlées de divers sentiments.
Paradoxalement l’Église, en édictant le dogme des relations sexuelles à des seules fins reproductives, rabaisse ainsi l’humain à son statut d’animal primitif. À noter par ailleurs que ni dans la Torah, ni dans les Évangiles ou même Épîtres, ni dans le Coran il n’est ordonné à l’être humain de n’avoir des relations sexuelles qu’à des fins reproductives.
Et les stratégies de sexe-plaisir sans fins reproductives ont existé de tous temps, ne fut-ce que par l’observation des lunaisons en lien avec les menstruations féminines (les règles) afin de déterminer les moments propices à une liaison sans risque de grossesse…
On pourra me faire la remarque, et je me la fais moi-même, que cette propension aux activités inutiles n’est pas tellement caractéristique de l’humain que cela. Elle est certes caractéristique de l’intelligence : plus une espèce animale est intelligente plus elle se livrera à des activités biologiquement inutiles.
Ainsi les dauphins jouent, et certains singes notamment asiatiques semblent se livrer à des danses qui ne sont pas dictées par l’utilité d’attirer mâles ou femelles.
Mais le fait est que l’Humain est le seul être à prendre ces activités inutiles très au sérieux ! Pour preuve le statut social de ceux qui se livrent à des jeux.
Déjà le professeur de philosophie Jean-Jacques Wunenburger note le rôle prépondérant du jeu dans les sociétés humaines primitives via les jeux sacrés, c’est-à-dire l’ensemble des rites qui entourent les pratiques liturgiques (cf. « Le Sacré » aux éditions PUF Que sais-je ? n°1912) et décrit comment même « athéisés », dirais-je, ces jeux gardent un aspect sacré.
En effet, combien de délits (pouvant aller jusqu’au meurtre) commis autour de simples matches de football ? Et pour reparler du statut social privilégié de ceux qui accomplissent des jeux face à des spectateurs prenant cela très au sérieux, et bien ce statut est nettement plus élevé que celui qui dans la société remplit des fonctions directement utiles telles celle d’avoir la responsabilité de nourrir les 7 milliards d’individus vivant sur Terre.
Donc la caractéristique humaine est de faire de l’inutile et, plus encore, d’élever cet inutile au rang de chose extrêmement sérieuse ; plus sérieuse que l’utile même.
Homosexuels et Église Catholique Romaine
Alors j'ai un peu (beaucoup) tardé à réagir aux récentes prises de position de l'Église Catholique Romaine vis-à-vis de l’accueil des homosexuels en son sein, et aux réactions diverses et souvent absurdes du monde homosexuel à celles-ci. C'est que justement ces prises de positions de l'Église étaient diverses car elles concernaient divers aspects, des plus logiques aux plus incompréhensibles.
Car, comme me le rappelait à juste titre ma "paroissienne-contact" dans ma démarche avortée (aïe ici le mot est malheureux) de première communion devant être obligatoirement accompagnée pour les adultes de la confirmation, «une religion ne se fait pas à la carte, ou on prend tout d'une ou bien rien»! Et de fait j'y souscris et c'est pourquoi je fais partie de l'église invisible, tendance plutôt protestante bien qu'on puisse parfaitement l’accommoder de pratiques rituelles catholiques romaines.
C'est-à-dire que si on se dit Catholique Romain on doit en accepter le catéchisme, le "grand", tel que défini dans "le Catéchisme Officiel de l'Église Catholique". C'est-à-dire principalement le fait que comme il y est écrit «seul le Magistère sait interpréter et enseigner sur les Saintes Écritures», et a donc en dernier ressort raison.
Donc que je ne saurais rien apprendre de la Bible par moi-même, que seul un Prêtre peut m'apprendre ce que j'ai à apprendre.
Démarche avec laquelle rompt radicalement le Protestantisme qui estime au contraire que, à la lecture des Lettres (Épîtres) de Paul, tout baptisé qui a pris entière connaissance de la Bible peut avoir un avis et qu'aucun avis, par ailleurs, n'est supérieur en qualité à un autre dans la mesure où il n'y a qu'un seul Esprit-Saint et qui se reçoit en quantité et qualité égale dès l'acte de baptême (seul sacrement originellement reconnu par les protestants).
Alors, pour revenir aux homosexuels, il faut bien distinguer en premier les lesbiennes des gays. Ensuite, et je me suis déjà exprimé dans une vidéo à ce sujet, même si la majorité des gays brésiliens se disent "chrétiens", voire "catholiques romains" et ne voient aucun problème à leurs actes sexuels (trouvant par contre être un "péché" que de fumer du tabac); une méditation lectio divina, de lecture personnelle de la Bible, fait découvrir que s'il n'est pas impossible à un gay d'être chrétien, il doit néanmoins bien avoir conscience que dès le moment où il se dit chrétien il doit cheminer vers une amélioration spirituelle et donc un abandon de son homosexualité.
Ce n'est là que mon avis, et qui en ce sens rejoint l'avis du Vatican.
Mais interdire à un gay qui serait ou pourrait être favorable à un tel cheminement de participer à la communion est faux-cul, est déclarer clairement que le déroulement liturgique de toutes les messes dominicales ne sont que du cinéma! En effet, en communiant je reçois le corps et le sang du Christ qui est justement destiné aux "malades", aux "pécheurs", et non aux bien-portants. Ce qu'exprime la confession publique précédant l'eucharistie où l'on reconnaît être pécheur. Le fait-on par habitude ou bien pense-t-on réellement qu'on est pécheur?
Personnellement lorsque je participe à une messe catholique romaine (ça m'arrive de temps à autres) et que je prononce cette confession publique, je pense à des péchés bien réels, en actes en paroles et en pensées, par actions et par omissions; si ce n'est pas le cas des autres catholiques présents dans l'église qu'ils se taisent donc.
Le problème est que l'eucharistie s'est transformée d'une communion entre les fidèles et Jésus en une communion d'esprit entre les fidèles entre eux seuls et l'Église. Donc l'hostie ne doit pas être touchée par des gens "impurs", des gays par exemple, ce qui est contraire aux enseignements bibliques où Jésus-Christ se laisse toucher par des impurs et ensuite les rends purs!
Si donc la condamnation de l'homosexualité me semble être une évidence, l'éviction des homosexuels de l'eucharistie me semble contraire aux enseignements du Christ. Et contraire également à la liturgie car alors tout catholique ayant prononcé la confession publique ne peut pas lui non plus recevoir l'eucharistie puisqu'il vient de se reconnaître impur!
Mais enfin, pour la faire rapide, rien n'oblige un gay chrétien à rester catholique romain s'il ne veut pas changer de mode sexuel; il peut très bien devenir Protestant. En effet les églises protestantes luthériennes et réformées acceptent depuis maintenant une bonne dizaine d'années de bénir les couples homosexuels. S'il n'y a pas mariage c'est tout simplement car ces églises ne pratiquent pas le mariage ni même pour les hétérosexuels. Bénir un couple est le plus haut sacrement prévu pour la formation d'un foyer familial dans le protestantisme luthérien réformé.
C'était le cas pour l'entièreté du protestantisme à la base, mais des affaires d'argent à gagner ont fait que certaines tendances protestantes se sont mises à pratiquer des "mariages" (les évangéliques par exemple).
Utile la Prison?
J'ai publié voici maintenant pas mal de temps une brochure intitulée "Utile la Prison?". Alors évidemment poser la question c'est déjà y répondre.
Je n'ai pas l'éloquence d'un avocat mais je dirais que je préférerais qu'un criminel plutôt que de passer des années en prison pour rien sinon être encore plus salaud à sa sortie, passe des années face, selon son crime, à des professeurs, des éducateurs, des psychologues, des psychiatres, des sexologues et change complètement de mentalité.
Quand on est adulte on n'est plus à la cours de récréation où un prof., un pion, vient te dire «toi t'as pas été sage, au coin pendant un quart d'heure!».
Ainsi Marc Dutroux a été condamné à 30 ans de réclusion, peine maximale en Belgique. Le réquisitoire contre la peine de mort a déjà été fait par Robert Badinter en France, ce réquisitoire continue dans le monde et principalement aux USA où l'on découvre grâce aux nouvelles techniques de recherche de traces d'ADN de plus en plus de cas de gens qui ont été assassinés par la "Justice" par peine de mort et qui se révèlent avoir été innocents des crimes dont on les accuse! Cela se suffit à soi-même je pense.
Oui, Marc Dutroux a été condamné à de la prison, seulement comme je l'explique et j'explique aussi pourquoi dans cette brochure, la Prison est une "peine" inutile et il faudrait d'ailleurs en finir avec la notion de "peine" de "punition" de "t'as pas été sage, au coin!". Car comme on l'a pas traité, et nul doute que la pédophilie est un phénomène psychiatrique qui relève de la sexologie et donc se traite, car par ailleurs après ses 30 ans de prison il sera de facto libéré, il sera libéré toujours pédophile!
Ce qui fait dire aux populos «qu'il reste en prison», «avec nous il n'en sortira pas». Or nous sommes en démocratie, ou en tout cas censés l'être, donc il y a un principe supérieur aux émotions fut-ce relayées à force d'affect par les médias, c'est le principe du Droit et de son respect. 30 ans c'est 30 ans pas plus!
Il n'a pas changé, certes mais la faute à qui? Pas à lui. À ceux parmi tous les législateurs (les politiciens donc) qui ne se sont jamais demandé si la prison servait réellement à quelque chose et s'il ne fallait pas la remplacer par quelque chose d'autre.
Je veux bien que ce soit un chantier de plusieurs dizaines d'années, mais on n'a même pas encore trouvé bon de l'initier.
Et enfin à ceux qui prendraient les prisonniers pour des fabuleux héros type "Robin des Bois" qui soi-disant en feraient voir jusqu'à la mort à des violeurs et des violeurs d'enfants encore pire; détrompez-vous!
En effet, au moins un témoignage d'un ex-prisonnier me fait dire que si ce violeur est belge certes il passera un mauvais quart d'heure en prison mais s'il est arabe rien ne lui arrivera! En effet, ce prisonnier avait rencontré à la prison de Forest un arabe qui ne cachait à personne d'être là pour viol incestueux sur mineure d'âge et jamais celui-ci n'a eu de problèmes avec quiconque au sein de la prison! C'est que tu comprends mon frère c'est écrit dans le Coran...
C'est qu'il ne faut pas attendre d'impartialité, d'égalité de jugement de la part de justiciables qui à travers les Tribunaux n'ont appris que la fausseté du dogme selon lequel "tout le monde est égal en Droit".
En effet, ce présupposé des Droits de l'Homme n'est pas d'application en Belgique (et j'y ajouterai la notion de "double peine" abordée dans cette brochure) ni même en France!
En effet: Tariq Ramadan s'est retrouvé incarcéré dès la première accusation de viol et l'est maintenant depuis des mois alors que à chaque audition (trois maintenant) les dires des plaignantes étaient disqualifiés et pendant ce temps Luc Besson ne subit pas le même sort du tout. Normal l'un est perçu comme "un affreux théoricien islamiste" (ce qu'il n'est pas), l'autre comme le fleuron de la Culture Française.
Utile la Prison? : Mise-à-jour le 25/02/2021
Récemment (il y a quelques années), en réaction à la question "utile, la prison?", le monde judiciaire a trouvé bon d'argumenter que la peine de prison était utile car elle permettait d'isoler le délinquant du milieu criminogène qu'il fréquentait quotidiennement.
J'aurai face à cela deux remarques, une humoristique et une seconde plus réaliste.
1. Si tel était l'utilité de la prison alors on ferait bien d'y envoyer tous ceux qui suivent une quelconque cure de désintoxication à quelque addiction que ce soit (tabac, alcool, drogues, jeux d'argent, jeux vidéo, achat compulsif, etc.). Pourquoi n'est-ce pas le cas puisque la prison se révèle si utile que ça?
2. La réalité est qu'on écarte le délinquant le temps de sa peine mais qu'une fois libéré il courra directement illico-presto retrouver ses vieilles connaissances "criminogènes", qu'en plus la fusion avec ce groupe d'amis sera encore plus forte qu'avant d'autant que désormais il leur devra de ne pas s'être retrouvé clochard à sa sortie, et qu'enfin il connait désormais la différence entre Liberté et Enfermement!
Ce qui fait que désormais il n'hésitera plus beaucoup avant de tirer sur la police quand il faudra défendre sa liberté d'être... en Liberté!
Fratelli Tutti et Observatoire Pharos, des publications saines et saintes!
L'encyclique du Pape François "Fratelli Tutti", "Tous Frères" nous prend à bras-le-corps dès le début. Une œuvre bienvenue qui vient compléter un rapport sorti le 21 Septembre 2020 à l'occasion de la Journée Internationale de la Paix par l'organisation Observatoire Pharos. Rapport qui éclaire le lien existant entre paix dans une région et respect de la diversité culturelle et religieuse.
Ce rapport de l'Observatoire Pharos est librement distribuable gratuitement dans sa version numérique PDF présentée dans un format de page permettant de le lire aisément tant sur une "liseuse" noir-et-blanc que sur tablette. Il est important car il n'évite pas les réalités du terrain, les réalités qui fâchèrent autrefois pour être aujourd'hui facteurs centripètes des régions analysées.
Le voici donc; c'est un bon complément concret sur l'encyclique papale:
Et l'encyclique, j'en fais publicité ici, dans toutes les librairies et en version numérique sur Amazon (à très petit prix comparé à l'édition imprimée):
Et les lecteurs de l'encycliques auront tous forcément remarqué une contradiction interne au discours du Vatican; en ce que Fratelli Tutti, l'option «tous frères» s'oppose à la Mission évangélisatrice mondiale décrétée pourtant par le même Pape François en 2019!
Soit je reconnais autrui comme «mon frère tel qu'il est, comme il est, avec son entière altérité propre», soit je n'admets pas cette altérité propre et ne peut le considérer comme «frère» mais comme «objet» d'une "conversion nécessaire" au catholicisme romain.
S'oppose alors à l'encyclique un «tous frères» qui implique de mettre sa fierté de croyant de côté et, d'un autre côté, une guerre, une Mission, d'évangélisation où je place en premier ma fierté d'être croyant et où mes frères ne peuvent être que d'autres croyants de ma religion propre...
Cela le Pape l'aborde dès le début de son encyclique Fratelli Tutti, en citant une phrase pleine de sagesse de Saint François d'Assise. Celui qui parti pour convertir en paix, puis abandonna cet orgueil pour reconnaître l'humilité que nécessite la fraternité!
La Mouche, créature divine et figure du pauvre.
Où je réfléchis à la mouche, créature divine comme toutes les créatures, et à sa fonction de "figure du pauvre". Sur une lecture du Livre de la Sagesse (Sg 11,23-12,1). Avec les notions en fin de vidéo de "nature et humanité libres", de "Dieu non-dictateur fasciste" et de la responsabilité unique de l'espèce humaine de réguler ou dérégler les équilibres naturels.
Caricatures, comment penser le Blasphème pour un Croyant en Démocratie?
On l'aura compris, je veux aborder ici la décapitation d'un professeur d'Histoire-Géo en France après qu'il ait consacré un cours à la une récente du Charlie Hebdo montrant des caricatures de Muhammad.
D'abord notons que l'étude du Charlie Hebdo ne se trouve certainement pas dans le programme officiel de l'Enseignement Français pour le cours d'Histoire-Géographie. Donc ce prof sortait de son rôle.
Ensuite, soyons clairs, nous sommes en démocratie, c'est-à-dire en Liberté de Débat. Et même le Coran ne va pas contre cette liberté de débat; aucune religion si on la comprend bien ne va contre la liberté de débat. Et, face au blasphème seul un débat peut l'emporter!
Blasphémer est un acte d'incompréhension du blasphémateur envers une croyance. Si je l'injurie ou le menace physiquement, allant jusqu'à le tuer comme cela s'est passé ici, je ne réussirai à faire qu'une seule chose: l'endurcir lui et ceux qui pensent comme lui, les faire persévérer dans leur mauvaise voie car ils se sentiront persécutés.
Or il y a un naturel humain "de gauche" ou "du cœur" à préférer le persécuté au persécuteur, sans qu'on se soucie de savoir de quel côté se trouve la raison.
Face à quelqu'un qui blasphème la seule chose à faire est d'opposer non la violence persécutrice mais bien la Raison Argumentative, de telle sorte que si ce dialogue est refusé par le blasphémateur il en devienne lui-même ce qu'il est à la base: persécuteur et non plus persécuté!
Par ailleurs un tel débat peut être profitable. Je ne dois pas penser à sauver ma dignité mais à sauver celui que je pense être dans l'erreur. C'est là la seule attitude digne de Dieu, le «Miséricordieux». Comme écrit dans la partie centrale de la Sourate La Lumière: «ne vous vantez pas d'être Justes car vous ne l'êtes que pour avoir été pardonnés»!
Les vraies problématiques avec les caricatures de tous types sont de deux ordres.
1.
On nous dit «la caricature est typique de la culture française, elle date de la Révolution». Outre qu'elle n'est pas typiquement française, la caricature n'a jamais été employée pour autre chose que de propager des mensonges sur un groupe social ou un individu en particulier. On se souviendra ici des caricatures antisémites et des caricatures touchant aux personnes de la Famille Royale française. Des mensonges pour agiter le Peuple et le préparer à commettre maints délits meurtriers.
En ce sens la caricature de presse est à la photographie de presse ce que le slogan est à l'éditorial.
2.
Il faut bien admettre qu'il n'y a pas égalité dans la caricature et le blasphème. Ainsi on demande aux croyants (musulmans et chrétiens principalement) d'accepter que leur foi en fasse l'objet tout en interdisant d'user du blasphème et de la caricature contre des pans entiers de la population: juifs, homosexuels, francs-maçons, écologistes, noirs, etc.
En ce sens la caricature de par sa pratique même rend caduque le second item de la Devise Républicaine Française: l'Égalité!
Mais si être porteur de Foi est à ce prix, alors tant pis, soyons persécutés et ne devenons pas persécuteurs!
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