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Une des Paroles de l'Église Invisible

ethique

Vérités sur l'Église et le nazisme et sur l'Église elle-même

6 Avril 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #œuvres, #éthique

   Lorsqu'on lie dans la même pensée Église ou Pie XII et nazisme c'est malheureusement trop souvent pour accuser les premiers de collaboration avec le second. En niant des faits indéniables, des pans entiers de l'Histoire et en inventant une histoire honteuse à partir de ragots de laïcards bouffeurs de curés.

   De fait, dans notre monde moderne et dans la Grande Histoire Totale du Saint-Siège, le Vatican n'aura été attaqué physiquement deux fois en moins de dix ans que sous la période Hitléro-mussolinienne. Une des deux fois il s'agissait d'un bombardement du Vatican par les nazis; et pourquoi?

   Car Hitler accusait le Vatican de transmettre des messages codés via Radio Vatican aux Résistances des pays européens occupés!!!

   Bref l'Église était perçue par les nazis comme un facteur de la Résistance. Pourquoi donc, des années après, est-elle perçue comme collaboratrice?

   C'est que si effectivement le Vatican a promu la Résistance des catholiques européens à tel point que le Grand Rabbin de Rome le remerciera; le Vatican a également dès la fin de la guerre permis à des criminels nazis de fuir le Tribunal de Nuremberg vers l'Amérique Latine (Argentine surtout).

   Comment l'expliquer? C'est que au moins dès le Concile Vatican Ier l'Église Apostolique Romaine s'inscrit désormais clairement dans ce que l'on pourrait nommer grossièrement comme une «option préférentielle pour les perdants».

   Elle se veut l'Église des pourchassés, des sans-voix. Et si ces fameux "perdants" étaient dès le début de la guerre les juifs, qui ne sont déjà plus définis depuis longtemps déjà comme «Peuple déicide»; dès la fin de la guerre les perdants sont clairement les nazis.

   C'est idiot, certes, mais c'est ainsi.

   Ce qui démontre bien que l'Église qui se clame intemporelle, à la Foi et aux Dogmes inamovibles avec le temps, au contraire évolue selon le temps et les modes (le Concile Vatican II le démontre à lui seul).

   Ainsi le célibat des prêtres est un dogme qui date d'à peine 500 ans! Avant il en allait tout autrement et on connu même des Papes mariés! En fait le célibat était largement répandu parmi les prêtres simplement car ceux-ci étaient majoritairement d'anciens moines. Or être moine induit le vœux d'abstinence (et pas seulement de simple célibat). Mais ceux qui étaient devenus prêtres sans avoir auparavant été moines pouvaient jusqu'à il y a grosso-modo 500 ans d'ici se marier et avoir des enfants.

   Ce simple fait nous pose alors la question de l'infaillibilité papale. Mais notons aussitôt que le Pape n'est pas le Chef de l'Église, il n'en est que le Porte-Parole. C'est un petit point de détail très difficile à expliquer, j'y consacrerai peut-être un article car ce seul sujet mérite à lui seul un article entier.

   Ou bien alors je continuerai cet article, mais maintenant il se fait tard (01h48 AM)...

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Je reconnais avoir péché... par honnêteté intellectuelle!

29 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #œuvres, #éthique

«Je reconnais que j'ai péché», ce n'est pas qu'une simple phrase que l'on répète mécaniquement à l'entrée de la messe à l'église le dimanche matin. C'est une vérité pour nous tous et y compris pour moi-même qui ai certes péché, mais par pure volonté d'être honnête intellectuellement.

Un péché l'honnêteté intellectuelle? Parfois elle y oblige. En tout cas par rapport aux dogmes humains venus se greffer sur l'Évangile de Jésus le Christ (le Messie)...

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Et des aumôniers des DJs, non?

10 Décembre 2019 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #philosophie, #salut, #éthique, #prédestination, #œuvres

Il y a des aumôniers des prisons, des sportifs, des enseignants, des policiers, de l'armée, du travail, mais pourquoi donc n'a-t-on jamais encore entendu parler des aumôniers des DJs? Pourtant les DJs sont eux aussi, et bien plus que leur public, en quête spirituelle.

En témoignent Avicii et bien d'autres...

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(À la Cimade) Les réfugiés, un problème? Vraiment?

10 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #œuvres, #dialogue, #éthique, #philosophie

   Quand on pense et parle des réfugiés c’est souvent en termes de « problème ». Pourtant, y a-t-il moyen de répondre à un impératif humain de solidarité, d’entre-aide, sans pour autant mettre en péril ni notre modèle intellectuel de société (notre culture), ni notre modèle social de société (l’équilibre socio-économique) ?

   La dialectique hégélienne et son usage nous apprend que c’est souvent en fusionnant des arguments contraires que l’on aboutit à une solution.

   Ainsi, je l’affirme, il est tout-à-fait possible d’arrêter, de dire « stop » aux expulsions. Mais cela nécessite également d’arrêter, de dire « stop » aux régularisations massives !

   En effet. Voyons la Turquie ; n’accueille-t-elle pas 2 millions de réfugiés syriens sur une population de 80.745.000 (quatre-vingts million sept-cent quarante-cinq mille) turcs ? Soit 2,5% de sa population totale. Ce qui ferait pour la Belgique 275 mille individus, pour la France 1.675.000 réfugiés à accueillir.

   Imaginez quel débat cela fait avec seulement cent mille réfugiés à accueillir.

   Pourtant en Turquie, et en Russie (qui en accueille également 2 millions), cela ne fait même pas sujet de débat dans les bars à thé et narguilé. Depuis 2014 jusqu’à maintenant 2019, jamais aucun parti turc n’a remis en cause cette politique d’accueil. Pourquoi ? Car elle ne menace pas l’intégrité culturelle et socio-économique de la Turquie ! Et pourquoi ? Car tout le monde est accueilli mais personne n’est régularisé ni maintenant ni dans le futur !

   Accueillir sans régulariser, voilà qui dépassionne soudainement le débat. C’est ce qui est pratiqué par la majorité des états du continent africain. Et lorsqu’un pays africain s’occidentalise en régularisant (tel en Afrique du Sud récemment), aussitôt des heurts xénophobes apparaissent.

   Accueillir les réfugiés sans les régulariser, voilà qui nous permettrait de cesser la politique de renvoi par charters et nous permettrait à nous occidentaux d’accueillir tout le monde qui a envie de s’installer chez nous pour une raison ou une autre.

   Cela permettrait également une meilleure gestion des réfugiés économiques. Du type : vous avez le droit de venir travailler mais il faudra savoir subvenir à vos propres besoins au cas où vous ne trouvez pas de travail. C’est-à-dire ce qui se pratique actuellement entre pays européens.

   Cette solution dialectique est, actuellement, la seule possible si on veut accueillir tout le monde et ne renvoyer personne. Car avant de vouloir construire le village global, sachons d’abord mieux construire l’Europe !

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Mon Credo et défense des Papes malgré tout

30 Novembre 2019 , Rédigé par Town Ground Publié dans #dogmes, #dialogue, #foi, #hérésies, #œcuménisme, #éthique

Architecture d'Église catholique en... Asie!

Architecture d'Église catholique en... Asie!

   Après ce que j'ai écrit dans l'article sur Constantin, vous aurez compris que je n'aime pas trop répéter la partie du credo «je crois en la Sainte Église Catholique Apostolique et Romaine», d'autres raisons m'y rendent réticent dont les changements doctrinaux au cours des Siècles mis en parallèle avec la supposée "infaillibilité papale".

   Mais bien que de catéchisme protestant j'admets comme mien un Credo bien plus long à prononcer mais néanmoins plus exact: «je crois en l'indiscutable et absolue nécessité de l'existence et de la pérennité de la mission de l'Église Catholique Apostolique et Romaine»!

   Contradictoire? Que non, en tout cas dans notre Monde tel qu'il va, de plus en plus matérialiste, libéral pur, individualiste donc. En effet, une église protestante en Europe ou ailleurs dans le monde hormis aux USA ne brille pas de mille feux par son architecture.

   Ça paraît bête mais ce ne l'est pas. La simple présence architecturale d'églises catholiques, de par le tranchant vif qu'elle opère avec ce monde appartenant à Mamon, permet à tout individu préoccupé par les difficultés de ce monde, s'il sait écouter, d'entendre l'appel de Jésus.

   De même en tant qu'institution. Aucune parole de pasteur ou de patriarche orthodoxe n'est aussi mondialement retransmise que la parole du Pape. Parole du Pape souvent déformée, il est vrai, par les médias qui en font un résumé succin et du coup hors sujet.

   Ayant moi-même été victime de la déformation de mes paroles, je ne peux que défendre les Papes, du moins ceux que j'ai connu: depuis Saint Jean-Paul II jusqu'à François en passant par Benoît XVI.

   Ainsi peu savent que jamais aucun Pape ne s'est exprimé contre le port du préservatif en cas de séropositivité! Il convient de le rappeler. Par contre chaque Pape s'est clairement exprimé sur «la Vertu supérieure de la Fidélité dans le couple à celle de l'usage du préservatif».

   Ce qui en fait un message vraiment "catholique", c'est-à-dire étymologiquement "universel"! En effet même chez les pires des pires des athées on se fait des scènes de ménage sur fond d'infidélité!

   La notion de fidélité de couple est ancrée en le cœur de l'être humain, comme chez certains oiseaux, et ce même chez les "vrais" Libertins.

   En effet, les Nobles qui composaient la majorité des Libertins avaient non pas des "conquêtes" mais bien des "favorites". Favorites, le mot dit tout: pas avec n'importe-qui contrairement aux bourgeois post-républicains qui tentèrent de les imiter pour n'être finalement que clients de prostituées voire violeurs (moi parler de DSK? Jamais!).

   À tel point que lors des premiers soubresauts de victoire chez les Réformateurs et les Protestants, un courant existant déjà depuis des dizaines d'années trouva bon de se faire connaître au grand jour: les Libertins Spiritualistes. Ils furent exterminés physiquement pour hérésie par les... Protestants!

   À ce propos je tiens Mylène Farmer pour l'une de leur dernière représentante.

   Bref, on le voit, il y a des torts partagés et surtout "il n'est de pire sourd qui ne veut pas entendre"!

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Savoir-faire et Pouvoir-faire

29 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #œuvres, #salut, #éthique, #philosophie, #foi

Mythe biblique du Golem, prophétie des robots à Intelligence Artificielle?

Mythe biblique du Golem, prophétie des robots à Intelligence Artificielle?

À propos de deux dérives scientifiques actuelles...

   Il est malheureusement de plus en plus admis par les étudiants de matières scientifiques que la philosophie y est inutile. Ainsi les bacheliers français de mathématiques-sciences se plaignaient-ils en juin 2015 de l’obligatoire épreuve de philosophie. Ainsi en Belgique le cours de philosophie pour les études de médecine à l’université est-il devenu depuis déjà bien longtemps une simple option, remplaçable par un cours de math.

   Et pourtant. Et pourtant, oui, à l’heure où 1000 (mille) scientifiques de tous milieux viennent de signer une lettre ouverte appelant à l’interdiction des « robots-tueurs », cette nouvelle arme dérivée des recherches en IA (Intelligence Artificielle) qui pourrait voir le jour d’ici moins d’une décennie, une question qui n’est autre que de l’ordre du philosophique se pose : tout ce que je sais faire, puis-je le faire ?

   La question de la différence nécessaire entre savoir-faire et pouvoir-faire qui relève de l’éthique, donc de la philosophie. Une question dont nous avons malheureusement appris que l’humanité ne se la pose jamais. Historiquement parlant, jusqu’ici, dès que quelque chose a su être fait, elle s’est faite ; et cela que ce soit bon ou mauvais pour l’humanité.

   Ainsi avec la fission nucléaire et la radioactivité. Sur papier, théoriquement, on savait détruire des villes entières et leurs populations. Rien, personne, aucune mobilisation, n’a pu empêcher que l’on passe du « je sais que je sais le faire » à « je sais le faire donc je le fais » : Nagasaki et Hiroshima en témoignent.

   Le pire étant que l’utilisation de telle ou telle technologie (ici la bombe nucléaire) n’a pas été décidé par les scientifiques eux-mêmes, c’est-à-dire par des gens plus intéressés par les équations que par Platon, mais bien par des dirigeants politiques censés avoir, justement, une formation en philosophie.

   D’où la nécessité d’une conscientisation en amont des décideurs. C’est-à-dire des scientifiques eux-mêmes. Je dirais qu’il ne sert absolument à rien d’apprendre la désobéissance civile à des militants pacifistes ; en revanche ce serait très intéressant pour ceux qui sont à des postes clefs des secteurs recherche et développement des entreprises et universités.

   Un scientifique ne doit pas se contenter de faire de la science, un chercheur de la recherche, un développeur du développement, mais ils doivent eux-mêmes, et eux seuls car nous l’avons vu personne ne le fera à leur place, se poser la question « dois-je me limiter dans mon activité sachant que cela permettrait de savoir faire ceci et que tout ce qu’on sait faire est fait ? ». Tout comme la question de l’autocensure se pose aux auteurs, la question de l’autocensure doit se poser au scientifique.

   En tout cas tant que nous vivrons dans un monde où des gens pourtant éduqués à la philosophie estiment que tout ce qui sait être fait peut être fait et, même, doit être fait !

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