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Un Ermite Urbain

Articles avec #salut tag

Deux prières universelles

30 Janvier 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #œcuménisme, #salut, #œuvres, #œcuménique

   Penser, après l'article précédent, que je ne prie pas Marie (ou en général car trop protestant), serait une grave erreur. Au contraire, pendant des années lorsqu'il passait aux environs de minuit sur Radio Notre-Dame (Paris) j'aimais à prier le Rosaire ou le Chapelet Médité. Dans une version alternative: je corrigeais juste un mot en silence dans ma tête.

   Prier Marie n'est pas anti-protestant et uniquement réservé aux catholiques selon moi. En effet, cette prière se base essentiellement sur l'Évangile de Luc et ne trahit donc en rien les Écritures; on peut par ailleurs en trouver des prémices dans l'Ancien Testament aux Livres des Prophètes.

   Puis il y a une prière vraiment universelle, elle au moins sans discussions entre confessions, le Notre Père. Prière enseignée par Jésus-Christ lors du sermon sur la colline (ou montagne). Mais néanmoins il convient de la lire à la lumière du Livre de Job évoqué dans un article précédent sur Satan «ange déchu ou ange promu?».

   En effet, elle vient il y a quelques années, de la part des catholiques, de subir un remaniement qui heureusement n'a pas été pris en compte par toutes les confessions.

   Bref voici le Notre Père universel:

Notre Père qui êtes aux cieux,
que votre nom soit sanctifié,
que votre règne vienne,
que votre volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.

Donnez-nous notre pain de ce jour,
pardonnez nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous soumettez pas à la Tentation mais délivrez-nous du mal.

Car c'est à vous qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
pour les siècles des siècles,

Amen!

   Alors, maintenant, comment quelqu'un qui d'abord se réclame d'un certain protestantisme (mais apprécie fréquenter les églises catholiques néanmoins; je le dis d'emblée) et qui ensuite ne reconnaît nullement le dogme Constantin de Jésus=Dieu, peut-il prier Marie et qui plus est le fameux Avé Maria?

   Et bien c'est possible! Et voici ce que j'ai prié pendant des mois en écoutant Radio Notre-Dame comme indiqué ici plus haut:

Je vous salue Marie, pleine de grâces,
le Seigneur est avec vous,
vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère du Messie,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen!

   Un simple changement de mot, un remplacement de "Dieu" par "Messie" et cela m'a permis de méditer les mystères divins sans tiquer toutes les dix secondes...

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Jésus-Dieu: le Dogme chrétien à l'épreuve des Évangiles

29 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #salut, #œcuménisme

Jésus-Dieu: le Dogme chrétien à l'épreuve des Évangiles

   S'il y a au moins des tas de choses que l'Église Catholique Apostolique Romaine à bien réalisées, il en est une malheureusement qui induit la perte de discernement logique de la part de la majorité des chrétiens du monde entier, puisque même les si Réformateurs protestants ont repris cette donnée dogmatique (chose d'hommes et non dictée par Dieu): Jésus est «Dieu né du Vrai Dieu», rien de plus rien de moins!

   C'est pourtant en nous plongeant dans les Écritures et dans les Évangiles que l'on découvre que si Jésus est bien le Christ (le Messie), il est néanmoins bien distinct de notre Père, Dieu!

   Ce qui explique, cette distorsion entre le Texte Parole de Dieu et le Dogme Parole d'Hommes, les nombreuses formules à la fois contradictoires, erratiques et aventureuses des églises chrétiennes lorsqu'elles parlent de Jésus.

   Ainsi à partir de Noël, on insiste sur l'humilité d'un "Dieu fait chair" mais qui néanmoins enfant se fait "Fils obéissant" et on arrive ainsi à Pâques où "le Fils se fait obéissant jusqu'à son propre sacrifice selon les ordres de Dieu le Père". Cela semble magnifique donc que Dieu s'obéisse à lui-même. Pardon mais là on nage en pleine schizophrénie divine, Dieu, Jah, est-il fumeur de joints?

   Et parmi les très nombreux éclaircissements que nous apporte la Bible sur la nature véritable de Jésus-Christ, justement la période de Pâques ne pourra pas passer à côté de ce texte:

   En l'évangile de Matthieu, c'est de Mt 26.36-42, et principalement de Mt 26.39,42 que je voudrais parler: Jésus prie son Père, le Messie prie Dieu, en ce termes: «Mon Père, si cette coupe ne peut être enlevée sans que je la boive, que ce soit ta volonté qui soit faite et non la mienne!».

   On voit bien là la distinction qui est faite entre Jésus et Dieu, et si elle est vraie dans ce passage, elle est vraie partout dans les Évangiles synoptiques canoniques choisis parmi les 60 évangiles de l'époque de Constantin Ier par ce dernier.

   Du coup non, je ne peux continuer à admettre le dogme humain commun aux catholiques, anglicans, orthodoxes, protestants, etc. qui voudrait que Jésus était "Dieu fait chair". «Le Verbe fait chair», cela tous les prophètes de l'Ancien Testament l'ont été, cela n'en fait pas des dieux pour autant, pourquoi penser différemment de Jésus, même si Jésus est bel et bien Messie; mais Messie ne veut pas dire Dieu...

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Je reconnais avoir péché... par honnêteté intellectuelle!

29 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #œuvres, #éthique

«Je reconnais que j'ai péché», ce n'est pas qu'une simple phrase que l'on répète mécaniquement à l'entrée de la messe à l'église le dimanche matin. C'est une vérité pour nous tous et y compris pour moi-même qui ai certes péché, mais par pure volonté d'être honnête intellectuellement.

Un péché l'honnêteté intellectuelle? Parfois elle y oblige. En tout cas par rapport aux dogmes humains venus se greffer sur l'Évangile de Jésus le Christ (le Messie)...

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Joyeux Noël

24 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #prédestination, #œcuménisme, #salut, #œuvres

Joyeux Noël

   Évidemment je ne peux que rappeler ici que le Miracle de Noël n'est pas celui d'un chef étoilé réussissant un bon plat. Bon, une fois ce petit rappel fait, quel est ce miracle?

   À mes yeux il n'est pas non plus celui de «l'enfantement sans avoir eu à connaître le "péché" qui y est normalement nécessaire», du moins pas en tant que Miracle intemporel, valable pour hier comme pour aujourd'hui comme pour demain.

   En effet, dès le premier miracle effectué par un Prophète, un homme, selon la volonté du Seigneur Dieu, donc dès Moïse, on découvre qu'un miracle se distingue par le fait qu'il est non-copiable par des "magiciens" (les Sages ou Savants de Pharaon). Or la naissance d'un enfant qui ne résulte pas de l'acte sexuel est de nos jours un miracle copiable, via la PMA (Procréation Médicalement Assistée), et ne vaut donc pas comme miracle pour notre temps.

   Mais qu'est-ce qui dans Noël représente un Miracle pour l'Éternité? Simplement qu'il nous est venu en ce Monde un Rédempteur, un Sauveur, un intercesseur auprès de Dieu pour nous, Jésus le Christ (Messie).

   Aussi ayons Foi en lui pour qu'en lui et par lui nous soyons sauvés!

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De la sexualité dans les Religions du Livre et dans le Christianisme

19 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #hérésies, #interreligieux, #œcuménisme, #salut, #foi, #œuvres

   Voici la présentation d'une brochure abordant la manière dont fut et dont est encore traitée la sexualité dans les trois religions du Livre et plus particulièrement dans le christianisme.

   Sujet "honteux", "péché" absolu, cette façon d'aborder la sexualité est à l'origine d'une des hérésies les plus simples à comprendre: l'hérésie Cathare. Le seul mystère de cette hérésie réside en le pourquoi fut-elle autant combattue par l'Église Catholique Apostolique Romaine alors qu'elle n'était sommes-toute qu'un aboutissement de son propre dogme?

   Version eBook:

   Et version papier (attendez que le prix soit fixé à un peu moins de 4,00€, j'ai revu les prix à la baisse):

   https://www.amazon.fr/dp/1679178059

   Pour l'environnement, préférez la version électronique, merci.

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Satan, ange déchu ou ange promu?

11 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #prédestination

   Dans les trois religions monothéistes le récit de la création de l’Humanité par Dieu ne laisse, semble-t-il, planer aucun doute. Iblis, du nom duquel l’Islam qui est la seule religion à le nommer, c’est-à-dire Satan, refuse d’admirer la créature de Dieu, l’homme, et pour cela est déchu du Paradis et est promis aux feux de l’enfer.

   Pourtant tout n’est pas si simple, ni dans les pratiques cultuelles et ni même dans les textes sacrés.

   D’abord dans les pratiques cultuelles, propres à chaque terreau culturel dans lequel se développe chacune des trois religions abrahamiques. En effet, prenons le christianisme. Il est communément admis par les chrétiens que ceux qui se seront livrés au mal dans leur vie terrestre « descendront » en Enfer pour ? Pour être châtié par Satan et ses démons, autres anges « déchus ».

   Bref, si textuellement on lit que Iblis a été déchu, cultuellement on admet qu’il règne sur les Enfers, que les démons, autres anges déchus, sont en quelque sorte les « matons », les gardiens, des prisonniers éternels de l’Enfer. Ce serait donc plutôt une forme de « promotion ». En effet : Dieu règne aux Cieux, Iblis règne aux Enfers !

   Cela ne se vérifie pas que dans le christianisme, mais aussi dans l’Islam où même si on a une autre vision de l’Enfer et de l’ordre qui y règne, on a une vision, en tout cas pour ceux qui se prétendent au plus près du texte sacré, le Coran, tout aussi dualiste des choses.

   Ainsi, tout comme dans le judaïsme primitif, un démon, donc un ange déchu, voire Iblis lui-même, peuvent à la suite d’une mauvaise action de ma part venir me tourmenter dans ma vie sur Terre, me « posséder » (vision commune d’ailleurs avec le catholicisme du Moyen-Âge). Et ce qui est perçu dans ce côté cultuel s’il est pratiqué, c’est que je ne suis pas « impur » car possédé mais bien possédé car impur !

   Dans l’Islam d’ailleurs les choses se compliquent : Allah peut décider de « jouer » avec le sort de ses créatures s’il lui en prend envie. C’est répété maintes fois dans le Coran que le destin de l’être humain est toujours entre les mains de Dieu.

   Mais il n’y a pas que le cultuel qui apporte cette dualité entre « déchu » et « promu », dans les textes sacrés aussi, même pris au pied de la lettre, cette dualité est introduite.

   Le premier exemple qui me vient en tête est le Livre de Job du judaïsme. Job, bien que juste et ne cessant de pratiquer assidûment ses devoirs religieux, se retrouve tourmenté par Satan ; atteint de malchance, de malheurs familiaux, de maladie, jusqu’à se retrouver dans un état de mourant. Comment est-ce possible ? Tout simplement, vision commune avec ce dont je parlais plus haut à propos de l’Islam, parce que Dieu l’a permis. Il l’a permis à qui ? À Satan lui-même qui est venu lui demander la permission d’éprouver la Foi de Job. Et cette entrevue a eu lieu où ? Au Paradis !

   Donc on voit, dans ce livre de Job, un Satan « déchu » ayant accès librement au Paradis pour aller débattre avec Dieu lui-même de la réalité ou non, de la solidité ou non, de la Foi d’un humain et pouvoir ensuite aller tourmenter cet humain.

   Bien entendu cela, en lien avec les pratiques cultuelles propres à chaque civilisation, permet de se poser la question « Dieu a-t-il déchu Satan et les démons ou bien les a-t-il promus ? ».

   Et bien que le sort de Satan semble scellé dans certains textes : il serait ainsi amené à disparaître, à être « désintégré » avec tous les pécheurs dans un grand feu qui les consumerait tous, si je prends une lecture littérale ; il n’en reste pas moins vrai que cela entre en contradiction avec ce qu’admettent les mêmes textes : le feu est éternel et chacun doit le subir éternellement, c’est-à-dire y brûler sans se consumer.

   Sur ce sujet je pense que le cogito n’en a pas fini de s’amuser : Satan a-t-il été déchu ? Mais alors pourquoi tant de pouvoirs sur l’Homme ? Satan aurait-il été promu ? Mais pourquoi lui qui n’a pas respecté la création divine ? Peut-être car en refusant de s’incliner, de s’agenouiller, devant l’être humain il obéissait ainsi à l’un des tous premiers commandements : « Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu » ! Ou bien finalement, il a été les deux à la fois : libre de tourmenter les humains ici-bas, régnant sur les Enfers un temps puis, à la Fin des Temps, étant lui-même jeté dans les flammes éternelles avec ceux sur qui il croyait pouvoir régner à l’égal de Dieu ?

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Et des aumôniers des DJs, non?

10 Décembre 2019 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #philosophie, #salut, #éthique, #prédestination, #œuvres

Il y a des aumôniers des prisons, des sportifs, des enseignants, des policiers, de l'armée, du travail, mais pourquoi donc n'a-t-on jamais encore entendu parler des aumôniers des DJs? Pourtant les DJs sont eux aussi, et bien plus que leur public, en quête spirituelle.

En témoignent Avicii et bien d'autres...

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Savoir-faire et Pouvoir-faire

29 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #œuvres, #salut, #éthique, #philosophie, #foi

Mythe biblique du Golem, prophétie des robots à Intelligence Artificielle?

Mythe biblique du Golem, prophétie des robots à Intelligence Artificielle?

À propos de deux dérives scientifiques actuelles...

   Il est malheureusement de plus en plus admis par les étudiants de matières scientifiques que la philosophie y est inutile. Ainsi les bacheliers français de mathématiques-sciences se plaignaient-ils en juin 2015 de l’obligatoire épreuve de philosophie. Ainsi en Belgique le cours de philosophie pour les études de médecine à l’université est-il devenu depuis déjà bien longtemps une simple option, remplaçable par un cours de math.

   Et pourtant. Et pourtant, oui, à l’heure où 1000 (mille) scientifiques de tous milieux viennent de signer une lettre ouverte appelant à l’interdiction des « robots-tueurs », cette nouvelle arme dérivée des recherches en IA (Intelligence Artificielle) qui pourrait voir le jour d’ici moins d’une décennie, une question qui n’est autre que de l’ordre du philosophique se pose : tout ce que je sais faire, puis-je le faire ?

   La question de la différence nécessaire entre savoir-faire et pouvoir-faire qui relève de l’éthique, donc de la philosophie. Une question dont nous avons malheureusement appris que l’humanité ne se la pose jamais. Historiquement parlant, jusqu’ici, dès que quelque chose a su être fait, elle s’est faite ; et cela que ce soit bon ou mauvais pour l’humanité.

   Ainsi avec la fission nucléaire et la radioactivité. Sur papier, théoriquement, on savait détruire des villes entières et leurs populations. Rien, personne, aucune mobilisation, n’a pu empêcher que l’on passe du « je sais que je sais le faire » à « je sais le faire donc je le fais » : Nagasaki et Hiroshima en témoignent.

   Le pire étant que l’utilisation de telle ou telle technologie (ici la bombe nucléaire) n’a pas été décidé par les scientifiques eux-mêmes, c’est-à-dire par des gens plus intéressés par les équations que par Platon, mais bien par des dirigeants politiques censés avoir, justement, une formation en philosophie.

   D’où la nécessité d’une conscientisation en amont des décideurs. C’est-à-dire des scientifiques eux-mêmes. Je dirais qu’il ne sert absolument à rien d’apprendre la désobéissance civile à des militants pacifistes ; en revanche ce serait très intéressant pour ceux qui sont à des postes clefs des secteurs recherche et développement des entreprises et universités.

   Un scientifique ne doit pas se contenter de faire de la science, un chercheur de la recherche, un développeur du développement, mais ils doivent eux-mêmes, et eux seuls car nous l’avons vu personne ne le fera à leur place, se poser la question « dois-je me limiter dans mon activité sachant que cela permettrait de savoir faire ceci et que tout ce qu’on sait faire est fait ? ». Tout comme la question de l’autocensure se pose aux auteurs, la question de l’autocensure doit se poser au scientifique.

   En tout cas tant que nous vivrons dans un monde où des gens pourtant éduqués à la philosophie estiment que tout ce qui sait être fait peut être fait et, même, doit être fait !

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Église visible et invisible

10 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #œcuménisme, #œuvres, #salut

   À propos des liens indéfectibles de générations en générations entre l'église invisible telle que définie par la Réforme et les églises visibles (de toutes confessions chrétiennes).

   L'une vaut-elle mieux que l'autre? Et si non, qu'apporte la visible à l'invisible?

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Le Bien et le Mal...

6 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #prédestination, #salut, #œuvres

   Beaucoup disent que si Dieu existait il n’y aurait pas de malheureux, pas de guerres, pas de famines, bref que tout le monde serait heureux.

   Si je pars de ce point ce n’est pas pour tenter de « prouver » l’existence de Dieu, ou sa non-existence, mais bien pour philosopher à propos du malheur et du bonheur. Et je commencerai par noter que s’il n’y avait pas de malheur et bien nous ne nous rendrions point compte des moments où nous vivons le bonheur.

   « À quoi sert la pluie ? », à tout le moins en ville où il n’y a pas de nature à nourrir d’eau. « À ce que nous soyons heureux quand il y a du soleil » !

   À quoi, ou à qui, imputer le malheur ou le mal ? Les religions abrahamiques personnifient le Mal et lui donnent des noms : Satan, le Diable, le(s) démon(s), Iblis, etc. Néanmoins nous savons qu’il n’y a qu’un Créateur et un seul ; donc si le Mal existe c’est bien par la volonté du Créateur et de nul autre.

   Et là se découvre l’utilité première du malheur, du mal, de l’injustice. S’il n’y avait le mal, s’il n’y avait des malheureux, s’il n’y avait des injustices qui donc sur Terre espérerait en une Vie après la mort ? C’est-à-dire qu’il n’y aurait de religions, il n’y aurait personne pour croire en un Créateur, quel que soit le nom qu’on lui donne.

   Il y a une phrase emplie de sagesse et qui fait dire à Dieu : « Je me cache, mais ils ne Me cherchent pas » ! L’utilité religieuse du malheur, du mal et de l’injustice réside donc en le fait que cela nous fait chercher Dieu. Il n’y aurait pas tous ces maux que nous ne nous en préoccuperions point.

   Le malheur appelle le bonheur : nous espérons en une vie après la mort qui soit plus heureuse que celle que nous avons à subir aujourd’hui. Le mal appelle le bien : nous sommes appelés à nous conduire avec droiture. L’injustice appelle la justice : nous espérons que nous serons rétribués chacun après la mort en fonction de notre conduite.

   Cela n’est pas seulement vrai dans les religions abrahamiques. Dans l’hindouisme, pour ne prendre que cet exemple, le cycle des réincarnations est influencé par le poids de mes fautes ou de ma bonté.

   Dès lors la question de savoir pourquoi il y a des justes qui sont malheureux et des injustes qui connaissent le succès et le bonheur se résout en ce que si les justes étaient directement ici-bas récompensés et les injustes « punis », nous n’aurions pas l’idée d’espérer en une rétribution future en fonction de nos mérites.

   Peut-être ce mal, ces malheurs, cette injustice sont-ils un moyen pour Dieu de nous pousser tout naturellement à le chercher et à espérer en ce que nous espérons.

   Enfin, et il convient de le noter: Dieu ne s'est pas fait Batman ou Spiderman! S'il intervenait à chaque fois pour empêcher qu'un quelconque mal soit commis, il n'y aurait certes plus d'athées mais il y aurait énormément d'opposants à Dieu car ce serait une conduite divinement autoritaire!

   Et de fait, Dieu a décidé de laisser les humains libres. Ce qui donne sens aux écrits bibliques dont au moins deux: La Sagesse pour ce qui est de l'Ancien Testament et du judaïsme, l'Apocalypse de Jean pour ce qui est du christianisme et du Nouveau Testament.

   S'il y a malheur ce n'est pas tant de la responsabilité de Dieu comme écrit plus haut que de la responsabilité même du genre humain. C'est nous qui sommes maîtres de nos actes!

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