Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Un Ermite Urbain

Articles avec #predestination tag

Dieu et Bonheur, une compatibilité vraiment évidente? (le Diable et le Bon Dieu)

15 Septembre 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #dialogue, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Le Bonheur "ici-bas" est-il le lot promis par Dieu aux croyants chrétiens et musulmans (ainsi que juifs, mais là je n'en parle pas)? Quel est le sens de l'autoflagellation? S'agit-il d'"expier" ou plutôt d'"expirer"?

Lire la suite

Il y a une différence entre syncrétisme et fusion des contraires!

5 Août 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #dogmes, #foi, #hérésies, #interreligieux, #philosophie, #salut, #œuvres, #prédestination

L'émission juive de France 2 "À l'Origine" ("Berechit") a invité le Dimanche 26 Juillet 2020 le philosophe Franz-Olivier Giesbert (qui nous a prouvé qu'il y avait environ 7 milliards de vrais philosophes sur Terre). On y a parlé religion et même religions, Dieu et même dieux et déesses. Pas nouveau de la part de juifs comme je l'explique dans cette vidéo.

Cette vidéo, ce Prêche Pastoral, se base essentiellement sur la lecture d'abord globale de l'Ancien Testament (la compilation des rouleaux et livres du judaïsme), puis particulière car très porteuse de morale des deux Livres des Rois.

En effet, il s'agit d'édifier certes les juifs mais les chrétiens de toutes dénominations également. Et personnellement je trouve triste que la majorité des prêches et homélies qui se prononcent actuellement dans le monde chrétien n'aient pour base que des extraits du Nouveau Testament (un évangile généralement) et non plus comme nourriture principale un passage de l'AT (Ancien Testament) que pourtant nous avons conservé dans notre Bible.

C'est comme si on avait combattu le marcionisme en tant qu'hérésie, c'est-à-dire à l'époque par le feu et le fer, les flammes des bûchers et les épées, par pur principe alors qu'en fait en ne commentant que le NT (Nouveau Testament) nous lui donnons raison!

Lire la suite

Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

17 Juillet 2020 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #prédestination, #salut, #éthique, #philosophie, #œuvres

Militaire et chrétien, vraiment contradictoire?

   Pour certains il pourrait apparaître que les termes « militaire » et « chrétien » sont contradictoires, et pourtant ce n’est pas pour rien qu’il y a des aumôniers militaires, des gens chargés de s’occuper des préoccupations religieuses, quelque soit la religion d’ailleurs, desdits militaires. Car en réfléchissant bien on découvre qu’il n’y a pas forcément contradiction.

   Mais il est vrai que la lecture brute des textes bibliques chrétiens font apparaître de prime abord une nette contradiction. Ainsi aux Livre du Prophète Isaïe (ou Ésaïe) et évangiles. Ainsi Jésus le Messie est venu annoncer que « en ces temps désormais le loup mangera à côté de la brebis », que, selon Isaïe, les Nations ne se feront plus la guerre, etc.

   Cela est vrai et doit rester le but, la fin du chemin à atteindre, pour tout chrétien y compris militaire. C’est un but mais nous ne pouvons nier le chemin ardu qui y mène et qui nécessite un genre d’hommes nommés « militaires ». Et même lorsque la Paix mondiale adviendra, que les nations et les idéologies ne se monteront plus les unes contre les autres, on aura besoin de ce genre d’hommes encore pendant un certain temps, même s’ils ne seront probablement plus nommés « militaires ». Je l’aborderai plus loin.

   Je dirais qu’une nation malsaine est une nation où l’armée n’a que vocation à répliquer / attaquer / tuer. Il existe énormément de nations malsaines, dont au moins une en Occident, dans l’un de ses plus grands pays, je veux parler des USA. Dans de telles nations la seule possibilité quasiment de se montrer chrétien, d’agir en tant que militaire chrétien, mène à être considéré comme un traître à la Patrie.

   Ainsi lorsque Donald Trump fut élu, un grand nombre de hauts gradés déclarèrent ouvertement que s’il donnait l’ordre d’appuyer sur le bouton rouge (l’arme nucléaire), eh bien ils ne le feraient pas ! Ce qui évidemment les enverrait en Cours Martiale et très certainement au peloton d’exécution…

   Mais heureusement dans beaucoup de pays également le rôle du soldat n’est pas que tuer. Souvenons-nous que Jésus déclare clairement que « il n’y a rien de plus grand que de donner son sang pour son frère ». Et justement, dans une nation normale, le rôle du militaire est de risquer sa vie pour sauver les autres, les civils.

   Bien évidemment on pensera en premier au rôle des Casques Bleus de l’ONU. Mais il y a du plus limpide ; ce qui me faisait dire plus haut que même lors de la paix mondiale on aurait encore besoin des militaires. Savez-vous par exemple qu’en Belgique on entraîne des régiments de militaires à faire du … déminage !

   Démineur, un métier très risqué, rendant directement service à la population sans tuer qui que ce soit sinon en risquant de se tuer soi-même, et relevant du métier de militaire.

   Mais il y a aussi les interventions récentes au Mali de l’armée française. À la fois pour protéger la population malienne mais aussi française et même mondiale. Car avec le terrorisme dit « islamiste », nous sommes entrés dans une Guerre Mondiale.

   Alors, de fait, ces militaires qui risquent leur vie pour nous, tuent également. Mais ce n’est pas leur faute : les gouvernements estiment moins cher le prix d’une balle que le prix d’une stratégie visant à faire des prisonniers et ensuite désembrigader lesdits prisonniers.

   Ce ne sont, de ce strict point de vue, pas les militaires qui doivent s’occuper de changer de paradigme de défense, mais bien les gouvernants.

   Donc, on le voit, il n’y a pas contradiction à être militaire et chrétien.

Lire la suite

De la bonne terre!

23 Juin 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dialogue, #foi, #philosophie, #prédestination, #salut, #œcuménique, #œcuménisme, #œuvres

la pousse de la semence

la pousse de la semence

   Sur une lecture de la Bible je suis tombé dans un passage de l’évangile de Matthieu en Matt 13.1-9 expliqué plus loin en Matt 13.18-23. Il s’agit de la parabole du semeur, qui se termine par la phrase clef : « Mais d’autres grains tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis » (Matt 13.8). Et je me dis soudainement, oui, vraiment, c’est quand des épis portant de bons grains poussent que l’on sait qu’il s’agit d’une bonne terre.

   Ainsi on peut critiquer sur beaucoup de sujets l’Église Catholique Apostolique Romaine en tant qu’institution, mais à la vue de ses grains on ne peut nier qu’il s’agisse d’une bonne terre ! Et si je le découvre c’est grâce à l’Église Protestante, autre bonne terre.

   C’est qu’une fois qu’un épi a porté du grain, le vent s’empresse de porter ces grains partout où il le peut, et donc de l’épi catholique romain le vent a porté des grains dans une autre bonne terre, faisant naître l’épi protestant réformé. L’un ne peut se concevoir sans l’autre.

   Les épis produits ne sont pas limités d’ailleurs à la simple, mais nécessaire, évangélisation. Et c’est là qu’on voit la qualité du grain. L’évangélisation et le catéchisme certes, mais aussi toutes les œuvres tant catholiques que protestantes : écoles, hôpitaux ou dispensaires de soins, ONG de tous types, aide aux pauvres, aide alimentaire envers le « tiers-monde et le quart-monde » (qui représentent en fait le ¾ monde), etc.

   Deux bonnes terres, se devant beaucoup l’une par rapport à l’autre et ce dans les deux sens.

   En réalité, bien que de catéchisme protestant, je n’ai jamais été un iconoclaste au sens premier du mot. C’est-à-dire qu’à mes yeux, et il faut savoir reconnaître au moins ce mérite, comme je l’ai déjà dit maintes fois, les églises (bâtiments) catholiques du fait de leur architecture recherchée, leur majesté, leurs vitraux riches de sens, leurs statues ou statuaires et leurs monuments, sont une nourriture pour l’esprit et donc font œuvre d’évangélisation silencieuse.

   D’un autre côté, le protestantisme et sa lecture interprétative en langage usuel de la Bible, du fait même de faciliter cette lecture (invention de l’imprimerie et usage des langues civiles), de la prôner comme une habitude, de ne pas la soustraire au Libre Examen, d’en promouvoir l’interprétation dans un sens global, fait œuvre d’affermissement personnel du chrétien (nouveau ou ancien).

   À côté de cela, de cette évangélisation et affermissement, il y a les œuvres communes au catholicisme romain et au protestantisme de la lutte contre l’esclavage, de la lutte pour les droits civiques et contre le racisme. Le pasteur Martin Luther King en est une figure martyre et emblématique mais pas que lui.

   N’oublions pas tout ce que le Monde Profane et souvent athée doit aux chrétiens. La Renaissance et l’Humanisme côté catholique certes mais aussi ne fut-ce que pour aujourd’hui la House (ou Housemusic), la Disco, le Funk, la Soul, le Jazz, etc. issus pour ceux-ci des églises protestantes principalement baptistes, seuls lieux où les Noirs pouvaient apprendre et donc jouer de la musique !

   Bref, si l’on ne peut certes nier les dérives des institutions ecclésiales (toutes), des pires tels les crimes pédophiles, aux actuelles tels l’abus spirituel et l’appropriation, le vol au Peuple, du Christ, on ne doit pas néanmoins jeter le bébé avec l’eau du bain.

   Car, comme écrit plus haut, il s’agit de bonne terre !

Lire la suite

Covid-19, Summer Of Love, Christianisme et Dieu

8 Avril 2020 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #philosophie, #interreligieux, #prédestination, #salut, #éthique, #œcuménisme, #œuvres, #dialogue

Que nous enseigne spirituellement cette pandémie de coronavirus?

Lire la suite

Joyeux Noël

24 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #foi, #prédestination, #œcuménisme, #salut, #œuvres

Joyeux Noël

   Évidemment je ne peux que rappeler ici que le Miracle de Noël n'est pas celui d'un chef étoilé réussissant un bon plat. Bon, une fois ce petit rappel fait, quel est ce miracle?

   À mes yeux il n'est pas non plus celui de «l'enfantement sans avoir eu à connaître le "péché" qui y est normalement nécessaire», du moins pas en tant que Miracle intemporel, valable pour hier comme pour aujourd'hui comme pour demain.

   En effet, dès le premier miracle effectué par un Prophète, un homme, selon la volonté du Seigneur Dieu, donc dès Moïse, on découvre qu'un miracle se distingue par le fait qu'il est non-copiable par des "magiciens" (les Sages ou Savants de Pharaon). Or la naissance d'un enfant qui ne résulte pas de l'acte sexuel est de nos jours un miracle copiable, via la PMA (Procréation Médicalement Assistée), et ne vaut donc pas comme miracle pour notre temps.

   Mais qu'est-ce qui dans Noël représente un Miracle pour l'Éternité? Simplement qu'il nous est venu en ce Monde un Rédempteur, un Sauveur, un intercesseur auprès de Dieu pour nous, Jésus le Christ (Messie).

   Aussi ayons Foi en lui pour qu'en lui et par lui nous soyons sauvés!

Lire la suite

Satan, ange déchu ou ange promu?

11 Décembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #hérésies, #philosophie, #salut, #prédestination

   Dans les trois religions monothéistes le récit de la création de l’Humanité par Dieu ne laisse, semble-t-il, planer aucun doute. Iblis, du nom duquel l’Islam qui est la seule religion à le nommer, c’est-à-dire Satan, refuse d’admirer la créature de Dieu, l’homme, et pour cela est déchu du Paradis et est promis aux feux de l’enfer.

   Pourtant tout n’est pas si simple, ni dans les pratiques cultuelles et ni même dans les textes sacrés.

   D’abord dans les pratiques cultuelles, propres à chaque terreau culturel dans lequel se développe chacune des trois religions abrahamiques. En effet, prenons le christianisme. Il est communément admis par les chrétiens que ceux qui se seront livrés au mal dans leur vie terrestre « descendront » en Enfer pour ? Pour être châtié par Satan et ses démons, autres anges « déchus ».

   Bref, si textuellement on lit que Iblis a été déchu, cultuellement on admet qu’il règne sur les Enfers, que les démons, autres anges déchus, sont en quelque sorte les « matons », les gardiens, des prisonniers éternels de l’Enfer. Ce serait donc plutôt une forme de « promotion ». En effet : Dieu règne aux Cieux, Iblis règne aux Enfers !

   Cela ne se vérifie pas que dans le christianisme, mais aussi dans l’Islam où même si on a une autre vision de l’Enfer et de l’ordre qui y règne, on a une vision, en tout cas pour ceux qui se prétendent au plus près du texte sacré, le Coran, tout aussi dualiste des choses.

   Ainsi, tout comme dans le judaïsme primitif, un démon, donc un ange déchu, voire Iblis lui-même, peuvent à la suite d’une mauvaise action de ma part venir me tourmenter dans ma vie sur Terre, me « posséder » (vision commune d’ailleurs avec le catholicisme du Moyen-Âge). Et ce qui est perçu dans ce côté cultuel s’il est pratiqué, c’est que je ne suis pas « impur » car possédé mais bien possédé car impur !

   Dans l’Islam d’ailleurs les choses se compliquent : Allah peut décider de « jouer » avec le sort de ses créatures s’il lui en prend envie. C’est répété maintes fois dans le Coran que le destin de l’être humain est toujours entre les mains de Dieu.

   Mais il n’y a pas que le cultuel qui apporte cette dualité entre « déchu » et « promu », dans les textes sacrés aussi, même pris au pied de la lettre, cette dualité est introduite.

   Le premier exemple qui me vient en tête est le Livre de Job du judaïsme. Job, bien que juste et ne cessant de pratiquer assidûment ses devoirs religieux, se retrouve tourmenté par Satan ; atteint de malchance, de malheurs familiaux, de maladie, jusqu’à se retrouver dans un état de mourant. Comment est-ce possible ? Tout simplement, vision commune avec ce dont je parlais plus haut à propos de l’Islam, parce que Dieu l’a permis. Il l’a permis à qui ? À Satan lui-même qui est venu lui demander la permission d’éprouver la Foi de Job. Et cette entrevue a eu lieu où ? Au Paradis !

   Donc on voit, dans ce livre de Job, un Satan « déchu » ayant accès librement au Paradis pour aller débattre avec Dieu lui-même de la réalité ou non, de la solidité ou non, de la Foi d’un humain et pouvoir ensuite aller tourmenter cet humain.

   Bien entendu cela, en lien avec les pratiques cultuelles propres à chaque civilisation, permet de se poser la question « Dieu a-t-il déchu Satan et les démons ou bien les a-t-il promus ? ».

   Et bien que le sort de Satan semble scellé dans certains textes : il serait ainsi amené à disparaître, à être « désintégré » avec tous les pécheurs dans un grand feu qui les consumerait tous, si je prends une lecture littérale ; il n’en reste pas moins vrai que cela entre en contradiction avec ce qu’admettent les mêmes textes : le feu est éternel et chacun doit le subir éternellement, c’est-à-dire y brûler sans se consumer.

   Sur ce sujet je pense que le cogito n’en a pas fini de s’amuser : Satan a-t-il été déchu ? Mais alors pourquoi tant de pouvoirs sur l’Homme ? Satan aurait-il été promu ? Mais pourquoi lui qui n’a pas respecté la création divine ? Peut-être car en refusant de s’incliner, de s’agenouiller, devant l’être humain il obéissait ainsi à l’un des tous premiers commandements : « Tu n’adoreras que le Seigneur ton Dieu » ! Ou bien finalement, il a été les deux à la fois : libre de tourmenter les humains ici-bas, régnant sur les Enfers un temps puis, à la Fin des Temps, étant lui-même jeté dans les flammes éternelles avec ceux sur qui il croyait pouvoir régner à l’égal de Dieu ?

Lire la suite

Et des aumôniers des DJs, non?

10 Décembre 2019 , Rédigé par Town Ground Publié dans #foi, #philosophie, #salut, #éthique, #prédestination, #œuvres

Il y a des aumôniers des prisons, des sportifs, des enseignants, des policiers, de l'armée, du travail, mais pourquoi donc n'a-t-on jamais encore entendu parler des aumôniers des DJs? Pourtant les DJs sont eux aussi, et bien plus que leur public, en quête spirituelle.

En témoignent Avicii et bien d'autres...

Lire la suite

Le Bien et le Mal...

6 Novembre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #prédestination, #salut, #œuvres

   Beaucoup disent que si Dieu existait il n’y aurait pas de malheureux, pas de guerres, pas de famines, bref que tout le monde serait heureux.

   Si je pars de ce point ce n’est pas pour tenter de « prouver » l’existence de Dieu, ou sa non-existence, mais bien pour philosopher à propos du malheur et du bonheur. Et je commencerai par noter que s’il n’y avait pas de malheur et bien nous ne nous rendrions point compte des moments où nous vivons le bonheur.

   « À quoi sert la pluie ? », à tout le moins en ville où il n’y a pas de nature à nourrir d’eau. « À ce que nous soyons heureux quand il y a du soleil » !

   À quoi, ou à qui, imputer le malheur ou le mal ? Les religions abrahamiques personnifient le Mal et lui donnent des noms : Satan, le Diable, le(s) démon(s), Iblis, etc. Néanmoins nous savons qu’il n’y a qu’un Créateur et un seul ; donc si le Mal existe c’est bien par la volonté du Créateur et de nul autre.

   Et là se découvre l’utilité première du malheur, du mal, de l’injustice. S’il n’y avait le mal, s’il n’y avait des malheureux, s’il n’y avait des injustices qui donc sur Terre espérerait en une Vie après la mort ? C’est-à-dire qu’il n’y aurait de religions, il n’y aurait personne pour croire en un Créateur, quel que soit le nom qu’on lui donne.

   Il y a une phrase emplie de sagesse et qui fait dire à Dieu : « Je me cache, mais ils ne Me cherchent pas » ! L’utilité religieuse du malheur, du mal et de l’injustice réside donc en le fait que cela nous fait chercher Dieu. Il n’y aurait pas tous ces maux que nous ne nous en préoccuperions point.

   Le malheur appelle le bonheur : nous espérons en une vie après la mort qui soit plus heureuse que celle que nous avons à subir aujourd’hui. Le mal appelle le bien : nous sommes appelés à nous conduire avec droiture. L’injustice appelle la justice : nous espérons que nous serons rétribués chacun après la mort en fonction de notre conduite.

   Cela n’est pas seulement vrai dans les religions abrahamiques. Dans l’hindouisme, pour ne prendre que cet exemple, le cycle des réincarnations est influencé par le poids de mes fautes ou de ma bonté.

   Dès lors la question de savoir pourquoi il y a des justes qui sont malheureux et des injustes qui connaissent le succès et le bonheur se résout en ce que si les justes étaient directement ici-bas récompensés et les injustes « punis », nous n’aurions pas l’idée d’espérer en une rétribution future en fonction de nos mérites.

   Peut-être ce mal, ces malheurs, cette injustice sont-ils un moyen pour Dieu de nous pousser tout naturellement à le chercher et à espérer en ce que nous espérons.

   Enfin, et il convient de le noter: Dieu ne s'est pas fait Batman ou Spiderman! S'il intervenait à chaque fois pour empêcher qu'un quelconque mal soit commis, il n'y aurait certes plus d'athées mais il y aurait énormément d'opposants à Dieu car ce serait une conduite divinement autoritaire!

   Et de fait, Dieu a décidé de laisser les humains libres. Ce qui donne sens aux écrits bibliques dont au moins deux: La Sagesse pour ce qui est de l'Ancien Testament et du judaïsme, l'Apocalypse de Jean pour ce qui est du christianisme et du Nouveau Testament.

   S'il y a malheur ce n'est pas tant de la responsabilité de Dieu comme écrit plus haut que de la responsabilité même du genre humain. C'est nous qui sommes maîtres de nos actes!

Lire la suite

Des prophètes pour aujourd'hui, est-ce possible?

27 Octobre 2019 , Rédigé par Philippe Le Bihan Publié dans #dogmes, #foi, #salut, #prédestination, #œcuménisme, #dialogue, #œuvres, #interreligieux

   Peut-il y avoir encore des prophètes? Si oui, ne seraient-ils pas aussitôt conduits en asile psychiatrique? Quelle solution face à cela le Seigneur met-il en oeuvre? Peut-on dire qu'il y a eu un temps prophétique au XXe Siècle? L'exemple du Summer Of Love et des événements de 1967 à 1969 est parlant...

   Et il convient de noter aussitôt que la fonction du Prophète n'est pas ce que nous entendons communément par "prophétiser" (dire l'avenir) de même que la fonction du Prédicateur n'est pas de "prédire".

   Le Prédicateur enseigne les choses de l'Écriture, le Prophète les choses de l'Esprit Saint...

   C'était je crois important à préciser.

Lire la suite
1 2 > >>